Genève - Un couple piégé par la purge du Rhône a été hélitreuillé
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GenèveUn couple piégé par la purge du Rhône a été hélitreuillé

Les pompiers, la police et la Rega sont intervenus jeudi soir, pour extirper de la vase deux individus en bateau gonflable.

par
Jérôme Faas
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Une opération de sauvetage s’est déroulée jeudi soir dans le Rhône, où un couple à bord d’une embarcation pneumatique s’est retrouvé piégé. Les navigateurs, qui n’étaient pas de la région, ignoraient que le fleuve subissait une opération de vidange. Ils se sont retrouvés en difficulté au niveau du lac de Peney, à Satigny, soit à l’endroit de la jonction avec le Nant d’Avril.

Le Service d’incendie et de secours (SIS) a été alerté à 20h12 par une passante. D’importants moyens ont immédiatement été engagés: une ambulance, un bateau placé sur une remorque, deux fourgons et quatorze pompiers, auxquels se sont joints quatre plongeurs de la police de la navigation spécifiquement formés à l’hélitreuillage en milieu aquatique, et un hélicoptère de la Rega.

Intervention mouvante

«La difficulté de ce type d’intervention, c’est qu’elle se déplace», explique le lieutenant Nicolas Millot, en charge de la communication du SIS. Les secours ignorent, en effet, si les personnes dans l’eau se déplacent et à quelle vitesse. «C’est la raison pour laquelle nous envoyons sur place beaucoup d’hommes, un fourgon à l’adresse qui nous a été communiquée, et un second en aval. Le but est de figer la scène le plus vite possible.»

Le couple, qui avait commencé son périple dans l’Arve, s’est retrouvé coincé dans le lit du Rhône, «pris dans les alluvions, face à une montagne de sable, dans l’incapacité de s’échapper», détaille l’officier. Ils ont été extirpés de la vase par un plongeur de la police qui les a atteint par la voie des airs. «La collaboration avec nos partenaires a été excellente», souligne Nicolas Millot.

Appel à la prudence

Les malheureux sont sains et saufs, bien qu’au moment de l’intervention, qui s’est achevée à 21h16, «ils étaient épuisés et frigorifiés». Le SIS rappelle que durant la vidange du Rhône, «il est périlleux et interdit de s’aventurer dans le lit de la rivière».

«Le kayak se rapprochait du barrage»

Samuel Butzer, un photographe qui pique--niquait aux abords du Rhône au moment de l’intervention, a tout vu. «La petite embarcation avec deux personnes à son bord se rapprochait dangereusement du barrage de Verbois. Et autant dire que là, ils auraient fini hachés dans les turbines. Ils ont décidé in extremis de se réfugier dans le petit bras du Rhône à Peney. C’est là que le kayak s’est retrouvé complètement piégé par des dunes de vases, qui ressemblent à des sables mouvants. Il était impossible pour les secours de leur venir en aide sans hélicoptère.»

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