Actualisé 23.03.2016 à 15:17

Mini-krach de Wall StreetUn courtier britannique sera jugé aux USA

Un tribunal londonien a autorisé l'extradition pour être jugé aux Etats-Unis d'un courtier britannique accusé d'être en partie responsable du mini-krach boursier de mai 2010.

Navinder Singh Sarao devrait être jugé aux Etats-Unis pour le mini-krach de Wall Street.

Navinder Singh Sarao devrait être jugé aux Etats-Unis pour le mini-krach de Wall Street.

photo: AFP

Navidner Singh Sarao, 37 ans, est accusé d'avoir empoché 40 millions de dollars grâce à des manipulations frauduleuses.

Le courtier est visé aux Etats-Unis par 22 chefs d'inculpation, dont celui de fraude électronique et manipulation de contrats à terme sur le Chicago Mercantile Exchange (CME), et de «spoofing», une technique de manipulation qui consiste à prétendre acheter ou vendre un titre dans l'intention d'annuler cette opération au dernier moment.

Pour être effective, l'extradition doit encore validée par la ministre de l'Intérieur britannique, Theresa May. Si tel est le cas, l'avocat du courtier a indiqué qu'il ferait appel.

Chacune de ces accusations est susceptible de l'envoyer en prison pour 10 à 25 ans.

Selon la CFTC, l'autorité américaine des produits dérivés, Navidner Singh Sarao a été «très actif» sur le marché lors de la séance du «Flash crash», le 6 mai 2010.

Ce jour-là, dans un contexte de forte volatilité, alors que des inquiétudes pesaient déjà sur la dette grecque, l'indice Dow Jones s'était écroulé de 600 points en quelques minutes après une chute des prix des E-minis.

Ces contrats à terme électroniques sont basés sur l'indice Standard and Poors 500. Un rapport à l'époque du gendarme boursier américain, la SEC, avait mentionné que 140'000 ordres de ventes d'E-minis s'étaient bousculés au même instant conduisant par ricochet à un décrochage brutal de Wall Street.

Selon l'accusation, Navidner Singh Sarao aurait commencé ses tentatives de manipulation des marchés à partir de janvier 2009.

Lors d'une précédente audience devant le tribunal de Westminster, Navidner Singh Sarao avait indiqué devant la justice britannique n'avoir «rien à se reprocher, hormis le fait d'être bon dans (s)on travail». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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