Vaud: Un crew de riders, forts en glisse et en cœur
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VaudUn crew de riders, forts en glisse et en cœur

La marque FY Crew sponsorise une dizaine de jeunes riders en tout genre.

La marque FY Crew sponsorise une dizaine de jeunes riders en tout genre.

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Un groupe de jeunes Romands, que les sports urbains et extrêmes ont réunis, vient de lancer une vente de t-shirts pour soutenir la Chaîne du bonheur.

par
Xavier Fernandez

D’ordinaire, c’est dans les skateparks ou sur les pentes enneigées qu’ils se font remarquer. Dans leurs rangs, on retrouve notamment le snowboarder Eliot Dänzer, 17 ans, double champion du monde junior de freeride et Matis Neyroud, 18 ans, un pro de la trottinette dont les cascades font frémir les plus aguerris de la discipline. Tous font partie du FY Crew. «Nous sommes une grande famille urbaine et déjantée, née d’une bande de potes du quartier yverdonnois de Fontenay, dont est tiré notre nom. Actuellement, notre team regroupe une dizaine de riders romands, âgés de 14 à 25 ans, pratiquant la trottinette, le skate, le bmx ou encore le ski», décrit Nicolas Dall’Aglio, membre fondateur.

Mais FY Crew, c’est avant tout une marque de vêtements, en particulier de t-shirts. Touchés par différentes situations difficiles, provoquées par l’actuelle crise sanitaire, les membres ont décidé de se mobiliser et soutenir la Chaîne du bonheur. «Il y a pas mal de personnes qui vivaient déjà dans la précarité avant la pandémie, mais qui arrivaient tant bien que mal à s’en sortir. Aujourd’hui, elles n’y parviennent plus», explique Nicolas. Et Catherine Baud-Lavigne, directrice adjointe de la Chaîne du bonheur, de confirmer: «C’est effectivement un phénomène que nous avons constaté. Il y a eu une sorte de basculement. Beaucoup de personnes qui n’avaient jusqu’ici jamais eu besoin d’aide n’ont maintenant plus d’autres possibilités.»

Ils reversent un quart des ventes

C’est ainsi que FY Crew a lancé le concept «For You», une ligne de t-shirts vendus 40 francs, dont 10 francs sont reversés à la fondation. «Ils sont en coton bio, certifié sans OGM, et imprimés par une entreprise locale de sérigraphie», glisse Nicolas Dall’Aglio. «Cette initiative est vraiment généreuse de leur part. Et, même si on sait que, dans ce pays, les gens sont d’une manière générale très solidaires, je m’enthousiasme toujours», partage la directrice adjointe.

A l’heure actuelle, les dons perçus par la chaîne du bonheur, pour venir en aide aux personnes qui, en Suisse, souffrent des conséquences de la pandémie de coronavirus, totalisent 37 millions de francs. «C’est à la fois beaucoup, et pas assez. Les associations que nous soutenons, telles que la Croix Rouge, Caritas, OSEO ou Pro Senectute, sont très fortement sollicitées. De plus, nous avons déjà lancé deux appels de projets, pour mettre en place des distributions alimentaires et soutenir les personnes au statut informel, comme les employées de l’économie domestiques, les travailleurs du sexe ou les sans papiers», détaille Catherine Baud-Lavigne.

Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, la Chaîne du bonheur constate toutefois un comportement particulier des donateurs. «Comparé à d’autres crises, les montants sont en moyenne plus élevés. Certaines grosses entreprises ont donné jusqu’à un million. Et nombre de particuliers ont donné entre 5000 et 10’000 francs. Bien sûr, les petits dons de 20 ou 50 francs demeurent essentiels. Sans eux, nous ne pourrions rien faire. D’un autre côté, nous avons aussi relevé beaucoup d’originalité dans les initiatives. Par exemple, un village a organisé des joutes sportives où, chacun chez soi, les participants ont tenté de battre des records ou encore cette bijouterie qui nous a donné une partie de ses recettes en ligne, alors même qu’elle ne pouvait vendre que par internet», se réjouit la directrice adjointe.

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