17.10.2020 à 21:56

Infanticide au CanadaUn criminel trahi par son ADN 36 ans plus tard

Le meurtrier d'une fillette de neuf ans a été identifié grâce à l’analyse d’un échantillon de sperme, a annoncé jeudi la police de Toronto. Ce meurtre, datant de 1984, avait bouleversé le Canada et entraîné la condamnation d'un innocent.

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 Christine Jessop, enlevée à Queensville, violée, puis tuée en 1984.

Christine Jessop, enlevée à Queensville, violée, puis tuée en 1984.

DR
Calvin Hoover, meurtrier d’une fillette de 9 ans, sur une photo prise en 1996 par la police de Toronto. 

Calvin Hoover, meurtrier d’une fillette de 9 ans, sur une photo prise en 1996 par la police de Toronto.

Toronto Police Service

L’identité du meurtrier a été découverte grâce à l’analyse d’un échantillon d'ADN de sperme prélevé sur les sous-vêtements de la fillette par un laboratoire américain spécialisé. Celui-ci a fait ressortir le nom de Calvin Hoover, mort en 2015. Âgé de 28 ans au moment des faits, cet homme se serait suicidé selon plusieurs médias. Il était proche de la famille de la jeune victime, enlevée, violée puis tuée à coups de couteau près de Toronto.

«S'il était vivant aujourd'hui, la police de Toronto irait arrêter Calvin Hoover pour le meurtre de Christine Jessop», a déclaré lors d'une conférence de presse le chef intérimaire de la police de Toronto.La fillette avait été enlevée après avoir quitté son domicile de Queensville (nord de Toronto) le 3 octobre 1984. Son corps avait été retrouvé trois mois plus tard dans un champ à une cinquantaine de kilomètres de là. Un voisin des Jessop, Guy Paul Morin, avait été arrêté en 1985 et condamné à la prison à vie pour ce meurtre. Il avait toujours clamé son innocence, avant d'être finalement disculpé par des analyses d'ADN puis remis en liberté en 2015. Après cette erreur judiciaire, le gouvernement de l'Ontario lui avait versé l’équivalent de 800’000 euros de dédommagements.

La découverte de l'identité du meurtrier de la fillette a soulevé de nouvelles questions concernant les derniers jours de la vie de la petite Christine, a expliqué le porte-parole de la police qui a lancé un appel à témoins. Guy Paul Morin, prévenu en personne de cette découverte par la police de Toronto, s'est dit heureux que son honneur soit définitivement lavé. «C'est quelque chose que j'ai toujours espéré», a-t-il déclaré à la presse. «Le système judiciaire m'a laissé tomber, mais la science m'a sauvé».

(AFP)

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87 commentaires
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loupi

18.10.2020 à 13:19

Il y a une erreur dans l'article. Morin a été acquité et relâché 10 ans après son incarcération, non pas 30 ans... En 1995, un test ADN l'avait innocenté. Il a donc touché environ 800 000 frs pour 10 ans de prison, non pas pour 30 qu'il n'a pas faut... En 2015, c'est le meurtrier qui s'est suicidé, sans doute envahi de remords. Ul s'es appliqué lui-même la peine de mort piur ses actes odieux. Donc RIP désormais, avant d'aller demander pardon à cette gamine...

Lisza Maszone vélos vélo

18.10.2020 à 12:48

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Lamazone

18.10.2020 à 12:47

Genève : Véhicule percuté par un tram et traîné sur 50 mètres Vous voyez c’est dangereux les transports publics !!