Actualisé 11.04.2011 à 18:32

Circulation routièreUn cycliste ivre privé de guidon, pas de voiture

Pincé en état d'ébriété un Neuchâtelois sera privé de vélo durant deux mois. Une mesure peu fréquente.

von
Joël Burri
L'arsenal juridique Suisse permet aux services des auto d'interdire à des personne de monter sur un vélo.

L'arsenal juridique Suisse permet aux services des auto d'interdire à des personne de monter sur un vélo.

Nul besoin d'un permis pour conduire un vélo sur la voie publique. Ce qui n'empêche pas les autorités de pouvoir priver de bicyclette des usagers. «C'est la loi», précise-t-on au Service cantonal des auto de Neuchâtel (SCAN). En mars cette administration a interdit un citoyen de selle durant deux mois pour raison d'ébriété. Une mesure clémente comparé à ce qu'aurait risqué un automobiliste avec le même coup dans le nez (Un peu plus d'1‰). «En principe la durée de l'interdiction notifiée à un cycliste est la moitié du retrait de permis dont aurait écopé un automobiliste ayant commis la même faute.» Autre particularité: être interdit de vélo ne prive pas de conduire un véhicule à moteur. «Sauf s'il y a suspicion d'alcoolisme, prévient le SCAN. Une personne qui serait alcoolisée tôt le matin ou qui présenterait une alcoolémie très importante devra se soumettre à une expertise médicale.»

Les cyclistes sont toutefois largement épargnés par les agents, note le SCAN. Ainsi aucune police romande ne pratiquerait de contrôles systématiques de l'alcoolémie des cyclistes, «alors qu'ils en auraient le droit, selon la loi.» En règle général, seul un utilisateur de la petite reine qui est impliqué dans un accident sera effectivement soumis à l'éthylomètre. «Même si un cycliste ivre représente un réel danger sur la route, par exemple il peut obliger une voiture à monter sur un trottoir lors d'une manœuvre d'évitement et mettre ainsi des piétons en danger».

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