Actualisé 01.11.2013 à 10:25

CFF

Un décès dans le train aurait pu être évité

Un homme d'environ 40 ans est mort d'un arrêt cardiaque mercredi dans un train entre Zoug et Zurich. Les CFF ne sont pas équipés de défibrillateurs. Cela va changer pour les longs trajets.

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Raffaela Moresi/dmz

F. S. est encore sous le choc. Mercredi, cet homme de 28 ans était assis dans l'Interregio. En face de lui, un homme d'une quarantaine d'années s'effondre tout à coup. «Au début, j'étais pétrifié, avoue-t-il. Puis, avec une passagère qui suit une formation d'infirmière, nous l'avons couché et avons pratiqué un massage cardiaque.»

Selon le chef de train, deux médecins qui se trouvaient à bord ont ensuite pris le relais. Mais il était trop tard, le malheureux est décédé. «Pourtant, on a tout essayé pendant une vingtaine de minutes. S'il y avait eu un défibrillateur dans le train, il serait peut-être encore en vie», s'insurge F. S. «Même un des médecins l'a réclamé.»

Bientôt dans les nouveaux trains

Les CFF confirment, les convois actuels ne sont pas équipés de ce type de matériel. Une situation qui va changer avec l'arrivée des nouveaux trains longue distance en 2015. «Nous avons demandé à notre fournisseur d'installer des défibrillateurs et allons former nos employés à les utiliser», assure Lea Meyer, porte-parole de l'ex-régie fédérale.

Toutefois, les passagers n'y auront pas accès. Le constructeur des nouveaux convois, l'entreprise Bombardier, explique qu'ils seront installés dans des compartiments que seul le personnel pourra ouvrir.

«Dans le cas de mercredi, nous avions pensé à débarquer le malheureux à Thalwil. Mais nous avons pensé que l'ambulance prendrait trop de temps à arriver», déclare Lea Meyer. Le chef de train a alors décidé d'aller jusqu'à Zurich, où les sauveteurs étaient prêts. Mais dans ce cas, il était trop tard.

Même les écoliers devraient apprendre à réanimer

Plus vite on utilise un défibrillateur, plus grandes sont les chances. Mais même si ce type d'équipement est disponible, beaucoup de gens ne savent pas l'utiliser, comme l'explique Mark Hebeisen, ambulancier et formateur en premiers secours. Pour lui, il est important de bien former les personnes appelées à les utiliser, même si la chose est assez simple. «La réanimation doit se faire le plus vite possible et sans interruption. C'est essentiel.»

Pour l'ambulancier, le problème est que la majorité de la population n'apprend que brièvement les gestes qui sauvent, par exemple avant de passer le permis de conduire. Du coup, quand le besoin d'intervenir se présente, les gens ne sont pas assez sûrs. Mark Hebeisen est pour que la réanimation soit enseignée dans les écoles: «Même les enfants du primaire devraient l'apprendre. Il n'est jamais trop tôt.»

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