Crise en Libye: Un départ de Kadhafi est hors de question
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Crise en LibyeUn départ de Kadhafi est hors de question

Le gouvernement libyen est prêt à négocier des réformes mais pas un départ de Kadhafi. Ce dernier est par ailleurs apparu en public lundi soir à Tripoli.

Le porte-parole du gouvernement libyen a affirmé lundi soir que le régime était prêt à négocier toute forme de réforme politique, comme des élections ou un référendum. Il a toutefois rejeté un départ du colonel Mouammar Kadhafi.

«Comment la Libye est gouvernée c'est une autre question. Quel système politique à appliquer dans le pays? Ceci est négociable. Nous pouvons en parler. Nous pouvons avoir tout, élections, référendum, etc.», a déclaré Moussa Ibrahim à des journalistes.

Il a toutefois précisé que «le leader (Mouammar Kadhafi) est la soupape de sécurité pour le pays et pour l'unité de la population et des tribus. Nous pensons qu'il est très important pour toute transition vers un modèle démocratique et transparent», a-t-il dit.

Apparition publique de Kadhafi

Mouammar Kadhafi a fait lundi soir une apparition en public dans sa résidence de Bab el-Aziziya à Tripoli, qui avait été la cible le 20 mars d'un missile de la coalition, a rapporté la télévision nationale libyenne. Selon cette dernière, il a salué ses supporteurs. Il s'agit de la première apparition publique du colonel Kadhafi depuis le 22 mars.

Son fils, Seif al-Islam qui a disparu de la scène depuis le début des raids de la coalition en Libye, le 19 mars, a fait quant à lui une discrète apparition à l'hôtel hébergeant les journalistes à Tripoli, où il a donné une interview à la BBC, avant de quitter discrètement les lieux.

Les USA retirent leurs avions

L'armée américaine a retiré lundi les avions de combats qu'elle avait engagés dans la campagne internationale en Libye, a annoncé le Pentagone. Ce week-end, Washington avait accepté ce week-end de prolonger ses frappes pendant 48 heures.

Initialement, les Etats-Unis avaient prévu de retirer leurs avions de combat et leurs missiles Tomahawk du théâtre des opérations à partir du week-end, ses alliés de l'OTAN ayant pris les opérations en main jeudi.

Mais dimanche, Washington avait accepté la demande de l'OTAN de mener des frappes en Libye jusqu'à lundi en raison «du mauvais temps récent».

Depuis lundi, plus aucun avion de combat américain n'a effectué de sortie, a annoncé le capitaine Darryn James, un porte-parole du Pentagone, qui a toutefois souligné que les appareils se tenaient prêts à intervenir «au cas où l'Otan en ferait la demande».

Entre 00h00 dimanche et 12h00 lundi, les avions de combat américains ont effectué au moins deux raids, mais aucun missile Tomahawk n'a été tiré, a ajouté le capitaine James.

L'armée américaine ne devrait plus fournir désormais que des avions destinés à effectuer des ravitaillements en vol et effectuer des missions de brouillage et de surveillance.

(ats)

Raid de l'OTAN près de Brega

L'OTAN a mené mardi un raid aérien contre des forces loyalistes au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à une trentaine de km à l'est du port pétrolier de Brega, selon un journaliste sur place. Des combats pour le contrôle de cette ville font rage depuis plusieurs jours.

Le raid a eu lieu vers 09h00 (08h00 en Suisse) à une trentaine de km à l'est de Brega où il a détruit deux pick-up des forces loyalistes qui avaient effectué une incursion dans le secteur déserté.

Le raid n'a pas fait de victimes, les soldats qui se trouvaient dans les véhicules ayant eux réussi à s'échapper, a dit un journaliste de l'AFP sur place.

Les impacts sur les véhicules ne laissent aucun doute que les véhicules ont été touchés par des frappes aériennes et non des tirs venant du sol. Brega se trouve à 800 km à l'est de Tripoli.

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