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Federer gagne l'Open d'Australie«Un des meilleurs matches de ma carrière»

Malgré la fatigue et l'heure tardive, Roger Federer n'a cessé, devant la presse, de repasser dans sa tête le film de la finale de l'Open d'Australie, remportée à Melbourne face au Britannique Andy Murray.

«J'ai bien joué du début à la fin avec la même intensité. Croyez-moi, cette rencontre fut très serrée !»

«Physiquement et mentalement, ce match a exigé beaucoup d'efforts. En la personne de Murray, j'affrontais vraiment un très grand adversaire: un remarquable contreur mais aussi un joueur qui peut, s'il sert bien, être extrêmement difficile à piéger sur ses jeux de service. Il était crucial de lui démontrer que j'étais bien là en début de match. Les premiers échanges dans la diagonale des revers ont donné le ton».

Avec cet étonnant tie-break du troisième set, Roger Fededer est passé par tous les états d'âme lors de l'épilogue de cette finale. «Je rate une balle de match en tenant un coup en peu fou avec cette amortie, avoue-t-il. Après avoir perdu ce point, je me suis dit que Murray m'avait pris la Coupe des mains. Je me suis retrouvé alors à la croisée des chemins. A un point de la victoire ou à vingt- quatre. Cela fait une sacrée différence !»

Ce tie-break lui a rappelé celui complètement fou gagné 20/18 - «mon record», précise-t-il - contre Marat Safin en demi-finale du Masters de Houston en 2004.

A l'entendre, cette quatrième victoire à Melbourne après 2004, 2006 et 2007, est le fruit du travail abattu depuis l'US Open. «Où je suis passé à deux points du titre, rappelle-t-il. Je me suis entraîné comme un fou en octobre après la Coupe Davis à Gênes. Et j'ai remis ça en décembre. Cela a payé ! Il n'y pas de secret. J'ai bien conscience que j'ai un certain talent. Mais il faut travailler extrêmement dur pour être capable de frapper le coup juste au bon moment. Les autres joueurs me poussent aussi à dépasser mes limites. Quand je suis arrivé sur le Circuit, le jeu était différent. On bluffait davantage. Les gars servaient bien mais il y avait toujours une faiblesse que l'on pouvait exploiter. Aujourd'hui grâce à des joueurs comme Murray, le niveau s'est considérablement élevé.»

«Je suis très fier de ma performance d'ensemble sur cette quinzaine à Melbourne, poursuit Roger Federer. J'ai joué de mieux en mieux au fil des tours. Le tournant pour moi, ce fut le quart de finale contre Davydenko. Ces treize jeux gagnés de rang ont tout changé. Davydenko jouait vraiment le plomb. J'aurais pu me retrouver très vite à 6-2 6-2 2-0 pour lui...»

Retrouvez une interview de Federer avec les plus beaux points du match:

(ats)

Roger Federer repousse encore les limites

Federer a encore repoussé les limites en portant à seize le record de victoires en Grand Chelem à l'Open d'Australie dimanche, un de ses nombreux records, dont voici un échantillon.

4. En remportant son quatrième Open d'Australie, Federer rejoint Jack Crawford, Ken Rosewall et Andre Agassi au palmarès du tournoi. Roy Emerson détient le record avec six succès.

16. Le nombre de tournois du Grand Chelem remportés par Roger Federer, exploit unique. Sampras, en avait gagné 14.

22. Personne n'a disputé autant de finales de «majors» que Federer qui en compte désormais trois de plus qu'Ivan Lendl. A ce stade, seul Rafael Nadal (cinq fois) et Juan Martin Del Potro (une fois) l'ont battu. Tous les autres ont connu la défaite: Mark Philippoussis, Marat Safin, Andy Roddick (quatre fois), Lleyton Hewitt, Andre Agassi, Marcos Baghdatis, Fernando Gonzalez, Novak Djokovic, Robin Soderling et Andy Murray, à deux reprises.

23. Le nombre de demi-finales consécutives de Grand Chelem. Aucun joueur de toute l'histoire du tennis n'avait jamais dépassé les dix demi-finales de suite. Le dernier à l'avoir éliminé avant dans un tournoi majeur est Gustavo Kuerten, à Roland-Garros en 2004.

40. Federer a remporté à Melbourne son 40e tournoi sur dur. Seul Agassi a fait mieux, avec 46 titres.

41. Federer a disputé à l'Open d'Australie son 41éme tournoi du Grand Chelem de suite. Dans l'ère Open, seul le Français Fabrice Santoro a fait mieux avec 46 apparitions. Federer souligne que pour gagner il faut déjà participer. Etre rarement blessé constitue l'une des clés de sa formidable réussite.

62. Federer a désormais gagné autant de tournois que Guillermo Vilas. Jimmy Connors (107), Ivan Lendl (94) et John McEnroe (77) sont encore loin. Mais Björn Borg (63) est à portée de main.

268. Federer entamera lundi sa 268e semaine en tant que N.1 mondial pour égaler Jimmy Connors en troisième position. Le record appartient toujours à Pete Sampras avec 286 semaines. Pour combien de temps? Sampras a encore un peu plus de quatre mois d'avance.

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