Actualisé 27.07.2015 à 14:03

Affaire Litvinenko

Un des suspects a jusqu'à mardi pour témoigner

L'homme d'affaires russe Dmitri Kovtoun, l'un des deux suspects du meurtre de Litvinenko, s'est vu donner lundi une dernière chance de témoigner dans le cadre de l'enquête publique britannique en cours.

Le businessman russe, Dmitry Kovtun.

Le businessman russe, Dmitry Kovtun.

Dmitri Kovtoun devait témoigner à partir de lundi et pendant trois jours, par lien vidéo depuis Moscou, mais il a déclaré à l'agence Interfax qu'il ne pouvait le faire parce qu'il n'avait pas obtenu l'autorisation des autorités russes, rejetant la faute sur les Britanniques qui n'ont pas, selon lui, contacté leurs homologues russes.

«Je ne vais pas pouvoir témoigner aujourd'hui, demain ou après-demain», a-t-il dit à Interfax.

«Sa dernière occasion de le faire est demain (mardi) à 9H00», a quant à lui déclaré le juge Robert Owen à l'audience de l'enquête publique, une procédure ordonnée par le gouvernement, qui permet, contrairement à ce que son nom indique, d'examiner à huis clos des documents sensibles.

Face à ce nouveau développement, le juge Owen a dit soupçonner «une tentative de manipulation», d'où cet ultimatum jusqu'à mardi matin.

Retournement de situation

Dmitri Kovtoun avait créé la surprise en mars en demandant à être entendu, s'il obtenait le statut de témoin clé.

Jusque-là, il avait toujours refusé, comme l'autre suspect, Andreï Lougovoï, un ancien agent secret devenu député d'un parti nationaliste, de participer de quelque manière que ce soit à l'enquête, qui se penche sur la possible implication du Kremlin dans le meurtre.

Dmitri Kovtoun et Andreï Lougovoï sont soupçonnés par la police britannique d'avoir empoisonné Alexandre Litvinenko dans un grand hôtel londonien le 1er novembre 2006.

Après avoir pris un thé avec eux, l'ex-espion du FSB avait commencé à se sentir mal avant de mourir trois semaines plus tard d'un empoisonnement au polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique et quasiment indétectable, devenant ainsi la première victime connue d'un «assassinat radioactif».

Les conclusions de l'enquête publique ouverte depuis janvier, sont attendues jeudi et vendredi. (afp)

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