Bâle-Campagne: Un détour de 17’000 km pour rentrer en Suisse depuis l’Angleterre

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Bâle-CampagneUn détour de 17’000 km pour rentrer en Suisse depuis l’Angleterre

Une femme titulaire d’un permis C, qui s’est fait voler son passeport pendant un séjour au Royaume-Uni, a été envoyée en Asie. Pour rien.

par
Julien Baumann
Image d’illustration.

Image d’illustration.

20min/Matthias Spicher

Le retour en Suisse depuis l’Angleterre s’est transformé en véritable chemin de croix pour une habitante de Bâle-Campagne, raconte la «Basler Zeitung». Cette femme originaire d’Asie du Sud et titulaire d’un permis C s’était fait voler son passeport lors d’un séjour au Royaume-Uni.

Sa fille, qui l’accompagnait, dit avoir alors contacté le DFAE, à Berne, lequel lui aurait alors affirmé qu’un retour en Suisse n’était pas possible, même avec un passeport d’urgence. Seule solution: faire un aller-retour de 17’000 km vers son pays d’origine pour refaire son passeport. Dans un délai aussi court, seul un billet en classe affaires à plusieurs milliers de francs était disponible. Et, une fois sur place, elle a dû batailler avec l’administration à cause de documents restés en Suisse. Elle a encore dû payer des centaines de francs.

La mésaventure aura coûté très cher, mais aurait pu être plus grave. «Nous avons eu très peur que ma mère perde son travail», du fait de plusieurs jours d’absence, témoigne la fille. Heureusement, l’employeur s’est montré compréhensif. Au bout d’une semaine, surprise rageante: le DFAE a finalement informé la dame qu’elle aurait pu rentrer en se présentant à la frontière à son retour avec les papiers qu’elle avait à disposition. «Je suis très en colère, soupire sa fille. Nous aurions pu nous épargner tout cela. C’était horrible pour ma mère et pour moi.»

Un malentendu ou une faute?

Le DFAE confirme l’appel téléphonique, mais dément avoir donné de mauvais renseignements. Selon la fille de la voyageuse, les services de la Confédération lui auraient fait comprendre que, dans ce contexte, seule une «urgence médicale» aurait pu justifier le retour en Suisse de sa mère. Le DFAE dit que le sujet n’a pas été abordé pendant la conversation. «La helpline n’a fait aucune déclaration concernant les possibilités d’entrée avec un passeport d’urgence», a-t-il écrit. La fille de la voyageuse lésée affirme être «furieuse» et avoir perdu confiance dans les autorités.

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