Autocontrôle: Un drone promet de faire le ménage dans le ciel

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AutocontrôleUn drone promet de faire le ménage dans le ciel

Une start-up travaille sur un engin volant sans pilote ayant pour seul objectif la recherche, la neutralisation et la destruction de semblables trop intrusifs.

par
laf

La prolifération des appareils volants grand public, ajourée à la curiosité malsaine de certains pilotes, a donné des idées à la jeune pousse Rapere. Se présentant comme une équipe «ayant des années d'expérience dans les engins volants sans pilote», mais souhaitant conserver l'anonymat «pour des raisons commerciales», elle affirme plancher activement sur un «nettoyeur de drones», lui aussi volant.

Sachant différencier un drone d'un oiseau, leur modèle irait simplement se positionner au-dessus de l'intrus dénoncé. Il laisserait ensuite pendre une corde en attendant que l'une des hélices de sa proie vienne s'y prendre. Le drone d'interception n'aurait qu'un vol ultra-court à faire. Cela lui permettrait d'avoir une puissance maximale pour mener à bien sa mission. «En raison de la durée de vol 2 minutes contre 15 minutes à un drone ordinaire, nous pouvons solliciter beaucoup plus rapidement les batteries et nous avons un meilleur rapport poids-puissance, détaille la start-up. Avec un vol de deux minutes, c'est le mieux qu'on puisse imaginer en matière de performance de vol. Cela sera même difficile de le voir une fois qu'il est en l'air à cause de sa rapidité».

Leur engin pourrait ainsi voler sur sa proie en sacrifiant sa batterie au profit de sa vitesse, empêchant ainsi ses adversaires d'échapper à ses griffes. L'appareil anti-drones ne serait pas à la portée de la bourse du grand public. Il serait plutôt destiné à un usage professionnel avec des acheteurs «qualifiés». «Nous exigerons une sorte de preuve de légitimation d'utilisation de la part par exemple de fonctionnaires de sécurité, d'organisateurs d'événements, d'entreprises de sécurité privées, etc.», précise la start-up sur son site.

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