Un duo d'espions dans un imbroglio finement ficelé
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Un duo d'espions dans un imbroglio finement ficelé

«Duplicity». Quatre ans après «Closer», Julia Roberts et Clive Owen se retrouvent sur grand écran dans le rôle d'espions industriels.

Elle est un ancien agent de la CIA, lui un ex des Services secrets de Sa Majesté, il se rencontrent, se tournent autour un moment puis s'embarquent dans une grosse affaire d'espionnage industriel, après avoir l'un et l'autre claqué la porte au nez à leurs gouvernements respectifs.

Amants tourmentés dans «Closer», l'alchimie qui opérait à l'époque entre Julia Roberts et Clive Owen est toujours d'actualité. Les deux stars portent le film à part égale. Un équilibre que l'on doit principalement à Tony Gilroy, scénariste de la saga «Jason Bourne», qui fournit ici une histoire d'espionnage finement menée, au dénouement des plus loufoque.

Alors que «Duplicity» aurait pu se permettre d'être une grosse machine hollywoodienne, le cinéaste a choisi d'apporter de la finesse à son récit tant au plan de l'écriture qu'à celui de la réalisation. Outre le fait que les dialogues sont par moments franchement hilarants, l'intelligence du scénario est également d'accorder aux personnages secondaires des rôles assez étoffés pour que ceux-ci s'imposent à leur manière.

La mise en scène est elle aussi très bien léchée. En témoigne la scène d'ouverture, articulée autour d'une bagarre filmée au ralenti, qui suffit à elle seule à vous décider de rentrer dans l'histoire. Bel effort.

Winnie Covo

De Tony Gilroy,

avec Julia Roberts,

Clive Owen et Tom Wilkinson

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