Actualisé 10.11.2012 à 13:27

Asile

Un échec fragiliserait les requérants

Le président du PS suisse Christian Levrat défend la position de la direction du parti de ne pas soutenir le référendum contre la révision de la loi sur l'asile.

Dans l'émission hebdomadaire «Samstagsrundschau» de la radio alémanique DRS, Christian Levrat a rappelé que plusieurs révisions de la législation sur l'asile et sur les étrangers étaient encore à venir. «Vu ce contexte, il faut donc se demander s'il faut combattre une loi d'une durée limitée à trois ans».

Le président du PS comprend la position des sections qui veulent soutenir le référendum pour des questions de principe. Le groupe socialiste a bien combattu la révision jusqu'au bout au Parlement. Mais l'heure n'est plus aux réflexions morales, mais à la seule question de savoir «si nous avons une chance de succès».

Christian Levrat estime qu'en cas de vote populaire le camp des opposants à la révision risque de plafonner à 30% de voix. Le PS doit voir s'il ne serait pas plus intelligent de mobiliser d'autres moyens, par exemple en lançant sa propre initiative.

La base du PS devra décider lors de son assemblée des délégués du 1er décembre à Thoune (BE) si elle entend ou non soutenir le référendum. Plusieurs sections cantonales, dont la neuchâteloise samedi, de villes et la Jeunesse socialiste rejettent le choix tactique de la direction nationale. A la radio, Christian Levrat a insisté sur le fait que la section vaudoise - «la section la plus à gauche» - n'avait pas soutenu le référendum.

(ats)

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