suisse: Un économiste relance l’idée d’une taxe à payer pour engager un immigré

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suisseUn économiste relance l’idée d’une taxe à payer pour engager un immigré

Ceux qui recrutent des collaborateurs à l’étranger devraient payer une taxe d’immigration. Une idée datant de 2014 qui revient au goût du jour.

Engager un collaborateur venant de l’étranger pourrait être taxé. (Image d’illustration)

Engager un collaborateur venant de l’étranger pourrait être taxé. (Image d’illustration)

Pixabay

L’idée d’une taxe sur l’immigration n’est pas nouvelle parmi les économistes. Elle avait émergé en 2014 lors du oui du souverain à l’initiative sur l’immigration. Ce texte demandait l’introduction de «nombres maximums et de contingents» annuels pour l’immigration. Au moment de la mise en œuvre, Avenir Suisse avait alors lancé l’idée d’une taxe à l’immigration.

Aujourd’hui, la «NZZ» se fait écho des propos de Hans-Jörg Bertschi, coprésident de l’association Autonomiesuisse, qui prône une ouverture au monde performante et libre. Cet entrepreneur dans le domaine des transports constate que, de janvier à novembre 2022, l’immigration nette s’est élevée à environ 82’000 personnes selon les chiffres de la Confédération (durant tout 2021, ce nombre était de 67’000 personnes). Et pour freiner ce nombre, il propose une taxe spéciale que devraient payer ceux qui recrutent des collaborateurs à l’étranger.

Des avantages et des inconvénients

Cette idée de taxe a des avantages par rapport aux contingents. Ces derniers posent des problèmes de répartition dans telle ou telle branche. La taxe rapporterait de l’argent à l’État et les hautes compétences seraient davantage recherchées. Mais il y a aussi des inconvénients. Elle serait peu compatible avec l’accord de l’Union européenne, car discriminatoire, et donc pas sûr que l’UE l’accepte. De plus, les emplois simples deviendraient moins attractifs car trop coûteux en termes de taxe.

Des économistes ont une autre vision de cette taxe. Ils considèrent la Suisse comme une sorte de club disposant d’un capital social et financier élevé. Du coup, celui qui veut y adhérer doit payer une cotisation de membre mentionne le quotidien alémanique. Mais reste que pour avoir un effet, cette taxe devra être élevée et pas certain que les industries y adhèrent.

(jbm)

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