21.07.2018 à 14:25

Berne

Un électricien survit à 2 décharges de 16'000 volts

Comme par miracle, un Bernois de 24 ans a survécu à un grave accident de travail, le 18 juin dernier à Zuchwil (SO).

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Raphael Casablanca/ofu
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Raffael a pu compter sur son ange-gardien, le 18 juin 2018, lorsque deux décharges de 16'000 volts ont traversé son corps.

Raffael a pu compter sur son ange-gardien, le 18 juin 2018, lorsque deux décharges de 16'000 volts ont traversé son corps.

R.K
R.K

Une journée tout ce qu'il y a de plus normale s'est transformée en véritable cauchemar pour Raffael K., un Bernois de 24 ans. Le 18 juin dernier, l'électricien devait effectuer des contrôles sur un pylône électrique. «Un travail de routine», explique vendredi le jeune homme à «20 Minuten». Mais ce qui s'est passé ensuite, il ne peut toujours pas se l'expliquer. Soudainement, deux décharges à 16'000 volts chacune ont traversé son corps en l'espace de 30 secondes.

«D'abord, j'avais l'impression de flotter. Ensuite tous les muscles de mon corps se sont contractés. C'était si intense que j'avais l'impression que j'allais disparaître.»

«Tout me paraissait surréaliste»

Comme par miracle, Raffael a survécu alors qu'une seule décharge à cette intensité aurait suffi pour le tuer. Plus incroyable encore: le jeune homme n'a même pas perdu connaissance. Ses collègues de travail ont dû patienter 20 longues minutes avant de pouvoir descendre le Bernois du pylône parce que celui-ci était toujours sous tension. Il a fallu appeler la centrale de Mühleberg pour qu'elle coupe le courant.

Le Bernois a été héliporté à l'Hôpital universitaire de Zurich. «On m'a donné de forts antidouleurs. A tout moment, j'étais conscient de ce qui se passait autour de moi. Mais tout me paraissait surréaliste.»

«C'est le métier de mes rêves»

Une enquête a été ouverte par la police cantonale soleuroise pour savoir pourquoi le pylône était toujours sous tension au moment des travaux.

Raffael, lui, essaie tant bien que mal de se remettre. «Je suis juste content d'avoir survécu.» Après avoir passé une semaine aux soins intensifs et deux semaines à l'Hôpital universitaire de Zurich, il est actuellement pris en charge par une clinique de réhabilitation à Bellikon (AG). Et malgré la gravité de l'accident, Raffael ne pense pas une seule seconde à changer de métier: «Je veux rapidement recommencer à travailler. C'est le métier de mes rêves.»

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