Etats-Unis: Un élu américain inculpé pour malversations
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Etats-UnisUn élu américain inculpé pour malversations

Un ancien agent du FBI, élu à la Chambre des représentants depuis 2011, a exclu lundi de démissionner, après avoir été inculpé de multiples malversations.

Dans une brève conférence de presse après son inculpation, Michael Grimm a dénoncé une «chasse aux sorcières», et a exclu toute idée de démission.

Dans une brève conférence de presse après son inculpation, Michael Grimm a dénoncé une «chasse aux sorcières», et a exclu toute idée de démission.

Des charges en matière de fraude fiscale et d'emploi d'immigrants clandestins lui sont reprochées.

Vingt chefs d'inculpation ont été retenus contre Michael Grimm, un républicain de 44 ans, représentant le 11e district de New York à la Chambre. Il a plaidé non coupable au tribunal fédéral de Brooklyn, où il s'est vu préciser les charges retenues contre lui. Il a finalement été laissé en liberté contre une caution de 400'000 dollars (environ 350'000 francs).

Dans une brève conférence de presse après son inculpation, il a dénoncé une «chasse aux sorcières», et a exclu toute idée de démission. «J'ai une élection à gagner», a-t-il déclaré, «je vais retourner travailler». Quant aux allégations, il a ajouté: «Nous allons nous battre bec et ongles (...) jusqu'à ce que je sois complètement innocenté».

Michael Grimm, qui représente Staten Island et une partie de Brooklyn, est accusé d'avoir «fait simplement disparaître», selon les procureurs, un million de dollars d'un petit restaurant qu'il possédait et gérait à Manhattan entre 2007 et 2010. Il y faisait travailler des immigrants illégaux, souvent payés en espèces.

M. Grimm est également accusé d'avoir sous-estimé pour le fisc les revenus de ce restaurant fast-food où les clients payaient la plupart du temps en espèces. Il déclarait des pertes alors que l'établissement était bénéficiaire, a précisé lors d'une conférence de presse la procureure fédérale de Brooklyn, Loretta Lynch.

Elle a ajouté qu'il avait également menti à répétition sous serment lors d'un procès en 2013, intenté par deux anciens employés affirmant qu'ils étaient payés en dessous du salaire minimum. (ats)

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