Liban: Un enfant tué par des tirs de célébration
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LibanUn enfant tué par des tirs de célébration

Un enfant a été tué, mercredi au Liban, par des tirs célébrant la mort de dirigeants syriens lors d'un attentat survenu à Damas le même jour.

Les habitants effectuent des tirs de célébrations à Tripoli au nord du Liban, pays voisin de la Syrie.

Les habitants effectuent des tirs de célébrations à Tripoli au nord du Liban, pays voisin de la Syrie.

Un enfant a été tué mercredi par des tirs à Tripoli, principale ville du nord du Liban, lors de célébrations de la mort de hauts responsables syriens dans un attentat à Damas, selon un responsable de la sécurité. «Un enfant a été tué» à la suite de tirs d'hommes armés depuis Bab al-Tebbaneh, quartier majoritairement sunnite, en direction de Jabal Mohsen, essentiellement alaouite, a déclaré à l'AFP ce responsable sous le couvert de l'anonymat.

Huit blessés

Plus tôt, des hommes armés étaient descendus dans les rues en tirant en l'air pour célébrer la mort mercredi dans un attentat spectaculaire à Damas de trois hauts responsables syriens, dont le beau-frère du président Bachar al-Assad et le ministre de la Défense. Au total, huit personnes, dont quatre soldats libanais, ont été blessées par les tirs à Jabal Mohsen et dans d'autres quartiers, selon la même source.

D'après le responsable de la sécurité, «l'armée libanaise a renforcé ses patrouilles dans la rue de Syrie (à Tripoli)», devenue une sorte de ligne de front entre les quartiers de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen. Mercredi soir, quelque 200 personnes --des Libanais et des Syriens-- sont descendues dans les rues du quartier Abou Samra à Tripoli pour célébrer la mort des trois généraux, ont rapporté des militants.

Joie

«A Tripoli aujourd'hui, la plupart des gens étaient heureux, mais en tant que réfugiés nous espérons qu'il n'y ait plus autant de combats que ces derniers mois», a dit à l'AFP Moustafa Obeid, un réfugié syrien à Tripoli. Tripoli, ville majoritairement sunnite, a été à plusieurs reprises le théâtre d'affrontements confessionnels entre sunnites, partisans de la révolte entamée il y a 16 mois en Syrie voisine, et alaouites, issus de la même communauté religieuse que le président syrien Bachar al-Assad. (afp)

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