France: Un escape game propose de liquider Emmanuel Macron
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FranceUn escape game propose de liquider Emmanuel Macron

Une salle de loisirs de Toulouse propose aux joueurs un scénario quelque peu particulier. La gérante défend la liberté d’expression.

par
joc

Très à la mode depuis quelques années, les escape games proposent à leurs adeptes toutes sortes de scénarios plus ou moins tirés par les cheveux. Il y en a pour tous les goûts, de l’épouvante à l’enquête policière en passant par l’aventure ou l’expérience scientifique. Dans cette foule de propositions diverses et variées, un escape game de Toulouse a attiré l’attention de «La Dépêche»: le but de la mission est de retrouver Emmanuel Macron avant d’éventuellement le tuer.

Les participants à ce jeu se retrouvent dans la peau d’anarchistes évoluant au milieu d’un squat. Entre les murs résonne la voix du président français et quelques-unes de ses phrases cultes comme le fameux «Nous sommes en guerre» martelé lors du début du confinement. «Bien souvent, les salles d’escape game se basent sur des histoires avec des coffres. L’histoire de celui de Benalla faisait du bruit. On a voulu ironiser sur cette situation», explique Camille, la gérante.

Après une heure de jeu, les joueurs se retrouvent face à une effigie d’Emmanuel Macron ligotée à une chaise, le visage méchamment amoché. Trois dénouements sont proposés aux participants: «Ils peuvent le libérer en prenant de la poudre de perlimpinpin, le mettre en prison en saisissant le Code pénal ou le tuer en brandissant un cocktail Molotov fabriqué avec un bout de gilet jaune», explique la responsable, qui est elle-même une ex-gilet jaune.

Camille comprend bien que cette troisième proposition puisse choquer, mais elle revendique le «droit à la caricature» ainsi que la «liberté d’expression». «Ce n’est pas une incitation au crime. La réception des joueurs est assez bonne. Beaucoup font le choix de l’éliminer mais tous savent que c’est dans un cadre humoristique», assure la gérante, qui ajoute que sa salle de loisirs ne porte «aucune étiquette politique».

Cet escape game créé il y a environ un an n’a jamais causé d’ennuis à la manager. Or, Camille risque des poursuites pour «outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique» et/ou «incitation à la violence». Interrogé par «La Dépêche», l’avocat Pascal Nakache explique toutefois que la responsable ne risque pas grand-chose. Il rappelle par ailleurs qu’«une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme permet de défendre ce type d’offenses».

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