Actualisé 27.07.2011 à 15:58

Super LeagueUn Espagnol tente sa chance à Xamax

Le club neuchâtelois de Super League a engagé l'Espagnol Joaquin Caparros (55 ans), ex-entraîneur de l'Athletic Bilbao, pour remplacer François Ciccolini.

von
Grégory Beaud
Neuchâtel
L'Espagnol aura la délicate mission de mener la barque neuchâteloise depuis le bord du terrain.

L'Espagnol aura la délicate mission de mener la barque neuchâteloise depuis le bord du terrain.

Qui sera assez téméraire pour signer à la Maladière? Hier, la question n'avait rien de saugrenu. Pourtant, Andrei Rudakov a profité de l'entraînement pour annoncer la nomination de Joaquin Caparros pour une saison, deux jours après le licenciement de François Ciccolini et de tout son staff. Agé de 55 ans, l'Espagnol débarque sur le littoral avec une solide réputation après quatre saisons à l'Athletic Bilbao. Auparavant, il a dirigé le Deportivo La Corogne durant deux saisons et le FC Séville pendant cinq ans.

A l'issue de la pratique dirigée par Christophe Moulin, les joueurs ont appris la nouvelle «par la bande». Classique dans ce Xamax new look. «Vous me l'apprenez», a souri Besle. «Ah bon, c'est lui?» a questionné Sanchez. L'Ibère a encensé son nouveau coach: «C'est un homme de caractère. C'est très bien qu'il ait signé.»

Après l'échec du «pigiste» François Ciccolini, le propriétaire Bulat Chagaev a enrôlé un grand nom. Hier, la question était de savoir si l'homme de banc allait avoir le temps de travailler. Sans rire, Andrei Rudakov a remarqué: «Oui, comme pour tout le monde. Même François Ciccolini et Sonny Anderson. Ils n'ont pas eu que deux matches pour faire leurs preuves, mais deux mois.» Avec le derby face à Sion dimanche, Joaquin Caparros débarque en terrain miné et devra travailler dans l'urgence. «Mais l'objectif est de construire sur le long terme», a tempéré Andrei Rudakov. En Espagne, le technicien est connu pour faire confiance aux joueurs locaux. Tant mieux, car Neuchâtel n'a plus tant de latitude pour engager des étrangers.

Andrei Rudakov, vice-président de Xamax:

«J'ai demandé un autre rôle»

J'avais besoin de me trouver en contact direct avec le terrain. Avant, en tant que président, j'étais entre les bureaux et l'aspect sportif. Cela ne me convenait pas. J’ai demandé à occuper ce rôle de vice-président au même titre qu’Olga Danese. Nous sommes désormais deux à ce poste, mais ce n’est pas grave, nous sommes riches (rires). En ce qui concerne la suite du recrutement (n.d.l.r.: son domaine dans le nouvel organigramme), nous aimerions engager deux attaquants, mais le marché est vide. Tous les clubs en cherchent. Nous faisons très attention de ne pas faire d'erreur.

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