Un ex-cadre attaque le géant Nestlé pour mobbing
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Un ex-cadre attaque le géant Nestlé pour mobbing

VEVEY – Un ancien chef de la sécurité de Nestlé International attaque ses supérieurs. Il réclame plus d'un million de francs.

C'est un peu le procès de David contre Goliath. L'affaire dure depuis près de dix ans. La semaine prochaine, un cadre se retrouvera à nouveau face à son ex-employeur, Nestlé International. Responsable de la sécurité durant de nombreuses années, le Vaudois attaque au plan civil la multinationale pour mobbing. L'homme a été licencié en 1998 pour être finalement mis en retraite anticipée. L'instruction est ouverte depuis 2004.

S'il refuse de s'exprimer sur l'affaire, son avocate, Me Irène Wettstein Martin, confirme ces éléments. «Le but de mon client est de mettre le doigt sur les dysfonctionnements dans la gestion du personnel chez Nestlé.» Elle se contente d'ajouter: «Ce n'est pas une vengeance. Il a consacré toute sa vie à cette entreprise.» L'ancien cadre réclame plus d'un million de francs pour tort moral et perte de gain.

Deux pontes du géant de l'alimentaire ont déjà été entendus durant l'instruction. David Panchaud, ex-responsable de l'administration du centre Nestlé, et Bernard Daniel, actuel secrétaire général du conseil d'administration, indique son ancien adjoint Marcel Rubin. Retraité depuis trois ans, il est appelé à témoigner dans quelques jours devant le Tribunal cantonal.

A l'époque, il était aussi le supérieur hiérarchique du plaignant. «Je ne sais pas ce qu'il me reproche», lâche-t-il. A ses yeux, il n'est pas question de mobbing. «Ce monsieur conteste la manière dont son contrat a été résilié», assure-t-il.

L'affaire mettant en cause de hauts responsables du groupe veveysan, il n'est pas impossible que son patron, Peter Brabeck-Letmathe, soit auditionné.

Sophie Roselli

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