Vol d'Auschwitz: Un ex-leader nazi suédois admet son implication
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Vol d'AuschwitzUn ex-leader nazi suédois admet son implication

Un ex-dirigeant nazi suédois de 34 ans soupçonné d'avoir participé au vol de l'inscription allemande «Arbeit macht frei» de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau a admis vendredi être impliqué, dans son premier commentaire public à la presse.

Il affirme toutefois avoir alerté la police polonaise.

Anders Högström, qui a fondé et dirigé entre 1994 et 1999 le Front national-socialiste, le principal parti néonazi suédois, reconnaît qu'il devait agir comme intermédiaire pour chercher et revendre l'inscription à un acheteur mais affirme avoir alerté la police polonaise.

«On m'a demandé si je voulais transporter ce panneau d'un endroit à un autre», dit-il au tabloïd Aftonbladet. «Nous avions une personne qui était prête à payer plusieurs millions (de couronnes, plusieurs centaines de milliers d'euros) pour l'inscription», explique-t-il.

Volé le 18 décembre

Selon lui, son intervention auprès de la police polonaise a permis de mettre un terme au vol effectué le 18 décembre, qui avait suscité une profonde émotion partout dans le monde. L'inscription a été retrouvée quelques jours plus tard découpée en trois morceaux et cinq Polonais ont été arrêtés.

«Je suis fier d'avoir révélé et permis de stopper tout ça», affirme-t-il à Aftonbladet. Interrogée jeudi par l'AFP après des premières déclarations similaires de Högström à la presse sous couvert de l'anonymat, une porte-parole de la police de Cracovie avait contesté cette version. «Le coup de téléphone en provenance de Suède a eu lieu au moment où nous étions déjà en train d'arrêter les voleurs», a-t-elle dit.

Le parquet polonais en charge de l'enquête a annoncé cette semaine avoir identifié trois personnes vivant en Suède -sans révéler leur identité- et demandé à pouvoir les interroger.

Fin 1999, Anders Högström, originaire du sud de la Suède, avait quitté son parti et pris ses distances avec le nazisme, devenant un repenti modèle, selon Aftonbladet. Son engagement dans une association baptisée Exit qui aide les jeunes à quitter les mouvements d'extrême droite avait été salué et il avait même prononcé un discours devant 9.000 personnes début 2001 lors d'un gala d'artistes contre le nazisme, rappelle le quotidien.

(ats)

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