Actualisé 11.03.2013 à 18:31

Excès de vitesse

Un ex-ministre britannique envoyé 8 mois en prison

Chris Huhne, et son ex-épouse ont écopé chacun de 8 mois d'emprisonnement pour entrave à la justice dans une affaire de circulation routière.

Chris Huhne et son ex-épouse ont lavé leur linge sale en public.

Chris Huhne et son ex-épouse ont lavé leur linge sale en public.

Un ancien ministre britannique, Chris Huhne, et son ex-épouse ont été condamnés lundi à huit mois de prison chacun pour entrave au cours de la justice dans une affaire d'excès de vitesse, qui a donné lieu à un déballage ultra médiatisé de leur vie conjugale.

Chris Huhne, ancien ministre de l'Energie et membre du Parti libéral-démocrate au pouvoir, avait, contre toute attente, plaidé coupable au début de son procès en février.

Il a admis avoir demandé à Vicky Pryce, son épouse au moment des faits, de se voir retirer des points de pénalité à sa place après avoir été pris en flagrant délit d'excès de vitesse près de Londres. Il entendait ainsi éviter d'être privé de permis.

Vicky Pryce a reconnu les faits, mais s'est défendue en affirmant avoir agi sous la contrainte.

Il quitte sa femme, elle balance

L'excès de vitesse remonte à 2003, mais l'affaire n'a éclaté au grand jour qu'en 2010, quand Chris Huhne, alors ministre dans le gouvernement de coalition du conservateur David Cameron, a quitté sa femme pour s'installer avec l'une de ses collaboratrices.

L'épouse délaissée a alors décidé de se venger, en révélant l'histoire aux médias, qui se sont délectés de cette affaire mêlant sexe, mensonges et politique. Vous poursuiviez des carrières remarquables au moment des faits et «vous avez pensé, sans aucun doute, que vous alliez vous en sortir», a déclaré lundi le juge Nigel Sweeney aux accusés.

«Désir implacable de vengeance»

«Vous avez été poursuivis pour une infraction commune. Toute la tragédie (qui s'en est suivie) relève entièrement de votre responsabilité».

Chris Huhne, un temps candidat à la direction du Parti libéral-démocrate, est «tombé de haut», a poursuivi le juge devant les deux accusés assis côte à côte au tribunal de Southwark, dans le sud de Londres.

De son côté, Vicky Pryce avait un «désir implacable de vengeance», a-t-il estimé, jugeant qu'elle avait un côté «manipulateur et sournois». (afp)

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