Expatrié: Un ex-ministre pro-Brexit taxé d'hypocrisie
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ExpatriéUn ex-ministre pro-Brexit taxé d'hypocrisie

Nigel Lawson a reconnu avoir entamé des démarches pour obtenir une carte de séjour en France. Ses opposants fulminent.

Nigel Lawson, en 1984. L'ex-ministre est aujourd'hui âgé de 86 ans et réside dans le Gers.

Nigel Lawson, en 1984. L'ex-ministre est aujourd'hui âgé de 86 ans et réside dans le Gers.

AP / Peter Kemp

L'ancien ministre britannique des Finances Nigel Lawson semble vouloir le beurre et l'argent du beurre. Celui qui a présidé la campagne pro-Brexit Vote Leave, a été taxé jeudi d'hypocrisie« après avoir entamé les démarches pour obtenir une carte de séjour en France. «Je viens de commencer« les démarches», a reconnu l'ancien ministre de Margaret Thatcher dans une interview au journal The Connexion, qui s'adresse aux anglophones expatriés en France. «Je ne sais pas si cela va marcher, mais je ne suis pas spécialement inquiet».

Nigel Lawson, 86 ans, qui réside dans le Gers, a néanmoins pris le soin de préciser qu'il n'avait pas sollicité la nationalité française.

Ses déclarations ont suscité des réactions irritées des opposants au Brexit.

«C'est le pompon», a déclaré Paul Butters, porte-parole de la campagne Best for Britain. «Il a l'air d'un hypocrite. Selon lui, il fallait quitter (l'Union européenne) à tout prix. Mais on dirait bien que le prix sera payé par les autres, pendant que l'ancien ministre bronzera dans sa luxueuse maison en France», a-t-il ajouté.

Cette annonce a été aussi largement critiquée sur Twitter. »Ca me choque que Lord Lawson veuille avoir le beurre et l'argent du beurre«, a écrit Mark Maquisard (@FanaticRealist).

«Lord Lawson est un hyprocrite de première classe, il n'a aucune crédibilité», a estimé de son côté Loz Argyle (@ArgyleLoz).

Nigel Lawson, membre de la chambre des Lords, la chambre haute du parlement britannique, s'est par ailleurs dit confiant dans la signature d'un accord de Brexit concernant «les expatriés et la sécurité», mais beaucoup moins sur la future relation commerciale. Il juge que celle-ci est un «problème car les négociateurs européens veulent punir le Royaume Uni». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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