Actualisé 17.01.2013 à 17:54

Charles Blé Goudé

Un ex-proche de Gbagbo, arrêté au Ghana

Charles Blé Goudé, farouche partisan de l'ancien président ivoirien Laurent Ggagbo, a été arrêté jeudi matin à Accra, au Ghana, où il s'était réfugié.

Selon l'agence de presse africaine APA, Charles Blé Goudé a été arrêté par Interpol et remis à la police ghanéenne.

Selon l'agence de presse africaine APA, Charles Blé Goudé a été arrêté par Interpol et remis à la police ghanéenne.

Charles Blé Goudé a été cité comme l'une des personnalités qui pourraient être visées par la Cour pénale internationale (CPI). L'ancien chef de file du «Mouvement des jeunes patriotes» était recherché par les nouvelles autorités ivoiriennes depuis la fin de la crise post-électorale ivoirienne en avril 2011.

Il a été arrêté vers 09h00 «par huit policiers en civil ghanéens et ivoiriens et forcé à monter dans une voiture», a dit Toussaint Alain, ancien porte-parole à Paris de Laurent Gbagbo.

«Nous sommes profondément inquiets, parce qu'il est au Ghana où il vivait dans la totale clandestinité. Nous craignons une demande d'extradition», a-t-il ajouté. L'ex-porte-parole avait indiqué que Charles Blé Goudé avait le statut de réfugié politique, avant de rectifier ses propos.

Arrêté par Interpol

Selon l'agence de presse africaine APA, Charles Blé Goudé a été arrêté par Interpol et remis à la police ghanéenne.

Un porte-parole du Front populaire ivoirien (FPI) affirme que l'ancien chef du «Mouvement des jeunes patriotes» est tombé dans un guet-apens alors qu'il se rendait dans les locaux d'une chaîne de télévision pour y donner une interview.

Charles Blé Goudé est accusé par les autorités ivoiriennes, qui ont émis un mandat d'arrêt international, d'avoir contribué aux violences durant la crise de décembre 2010-avril 2011.

Il a été cité comme l'une des personnalités qui pourraient être visées par la Cour pénale internationale (CPI). «Je suis prêt à aller à la CPI, parce que je ne me reproche rien», avait-il déclaré en juillet dernier.

Plus de 3000 morts

Les violences de 2011, provoquées par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire à l'élection présidentielle de son rival Alassane Ouattara, ont fait plus de 3000 morts jusqu'à l'arrestation de l'ex-président le 11 avril 2011.

Laurent Gbagbo est détenu à La Haye par la CPI, qui le soupçonne d'être «coauteur indirect» de crimes contre l'humanité commis durant la crise. (ats)

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