Actualisé 03.05.2011 à 15:07

«De l'eau pour les éléphants»

Un ex-vampire sous le chapiteau

L'acteur principal de «Twilight» tente de casser son image en changeant radicalement de registre.

de
Fred Ferrari

Fini le visage diaphane d'Edward le vampire. Dans «De l'eau pour les éléphants», Robert Pattinson mouille sa chemise en endossant le rôle d'un apprenti-vétérinaire jeté sur les routes d'Amérique par la Grande Dépression. A la sueur et à la poussière viennent s'ajouter la gnôle et le fumier quand le jeune homme est embauché dans un cirque. C'est là qu'il s'éprend d'une dompteuse, épouse du directeur...

Mélo soigné

«De l'eau pour les éléphants» s'inscrit dans la lignée de ces grands mélos dont l'essentiel du suspense repose sur les forces qui séparent les amoureux. En l'occurrence, il s'agit d'un directeur psychotique (incarné par un Christoph Waltz qui nous gratifie d'un remake du numéro de sadique qui lui a valu un Oscar dans «Inglourious Basterds»). Et l'objet de tous les désirs est une splendide Reese Witherspoon blonde platine à la mode de Jean Harlow. Mais ce drame, serti dans une reconstitution historique méticuleuse, semble lisse comme un numéro de cirque dont on admire le résultat sans arriver à lui trouver la moindre once de magie.

«De l’eau pour les éléphants»

De Francis Lawrence. Avec Robert Pattinson, Reese Witherspoon, Christoph Waltz.

Sortie le 4 mai 2011.

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Trois questions à Robert Pattinson

– Qu’est-ce qui vous a touché dans cette histoire?

– Je trouve fascinante cette période de l’Histoire des Etats-Unis. Le cirque était très important dans les années 30, il n’y avait pas vraiment d’autres formes de divertissement. Le public était réellement passionné par ça. Et j’ai toujours eu envie de travailler avec des animaux sauvages.

– Était-ce intimidant de donner la réplique à deux acteurs (Reese Witherspoon et Christoph Waltz) oscarisés?

– D’une certaine façon, oui. Cela dit, c’est beaucoup plus effrayant de travailler face à des mauvais comédiens parce qu’on est obligé d’être bon! Si j’étais nul dans ce film, au moins les spectateurs ne seraient pas déçus par les deux autres acteurs. Cela a finalement quelque chose de rassurant.

– Ce rôle est-il une façon de fuir votre personnage de «Twilight»?

– Je n’ai jamais le sentiment d’essayer de fuir quoi que ce soit. Pour moi, chaque film est différent, même dans la saga «Twilight». Je considère chaque épisode comme une entité à part. Cela dit, c’était agréable de pouvoir transpirer et de ne pas devoir porter une tonne de maquillage.

–Propos recueillis par Gabriel Lecomte

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