30.08.2019 à 04:18

Montreux (VD) Un festival d'un soir en guise de travail de matu

Deux élèves du gymnase de Burier se sont lancé le défi de mettre sur pied des concerts dans une salle.

de
Frédéric Nejad Toulami
Antoine et Robin espèrent parvenir à vendre les 300 places pour les trois concerts du 21 septembre.

Antoine et Robin espèrent parvenir à vendre les 300 places pour les trois concerts du 21 septembre.

Frédéric Nejad Toulami

«C'était une envie qui nous trottait dans le crâne depuis des mois avant que le projet ne soit lancé.» Robin explique de manière posée ce travail de maturité original que lui et son copain de classe, Antoine, sont sur le point de faire aboutir. Sous la supervision de leur professeur de musique, ces deux camarades de 18 ans chacun organisent l'unique édition de leur Festibac, le 21 septembre, où des artistes professionnels vont venir jouer au NED.

«Le but est aussi de me former à quelque chose qui m'intéresse et me préparera à ma future vie professionnelle», explique Antoine, en dernière année option musique. Lui-même musicien dans divers groupes depuis des années, il s'est occupé du booking et du logement des artistes qui seront à l'affiche. Soit les rockers londonniens Reckless Jacks et la Genevoise Sophie de Quay & the Waveguards à la pop électro; «des découvertes musicales qui débouchent sur des amitiés fortes: ils n'ont pas hésité à venir nous soutenir». Sans oublier l'artiste Waxx, où là il a fallu davantage négocier avec son lot de stress...

A quelles difficultés principales sont-ils confrontés? «L'argent est un problème car en Suisse romande les institutions restent très frileuses pour financer des projets d'étudiants et notre gymnase ne nous aide pas», décrivent-ils. Une agence locale leur a quand même offert une assurance RC pour leur soirée. Et eux ont lancé sous le nom Festibac un financement participatif sur un site et sont présents sur les réseaux sociaux.

D'un événement scolaire unique à un rendez-vous annuel

Un ex-gymnasien de l'établissement de Burier avait organisé une course à pied caritative à Ollon (VD) en 2014, comme travail de matu. Mais Maël Bohren, athlète de bon niveau, ne songeait pas que cela deviendrait un rendez-vous annuel. Et pourtant: avec la motivation des proches et des participants est née la Cari-Run. «J'ai fini par créer un comité d'organisation», précise Maël. Et sa course en plusieurs catégories se tient ce dimanche 1er septembre.

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