France: Un feu d'artifice déclenché dans une centrale
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FranceUn feu d'artifice déclenché dans une centrale

Des militants de Greenpeace France sont parvenus à mener une action au sein de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle jeudi matin très tôt.

Des militants de Greenpeace France se sont introduits à lintérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. Ils y ont déclenché un feu dartifice, à proximité de la piscine dentreposage du combustible usé. (photo: Nicolas Chauveau / Greenpeace)

Des militants de Greenpeace France se sont introduits à lintérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. Ils y ont déclenché un feu dartifice, à proximité de la piscine dentreposage du combustible usé. (photo: Nicolas Chauveau / Greenpeace)

Des militants écologistes de Greenpeace ont été interpellés après être brièvement entrés dans la centrale nucléaire de Cattenom en Lorraine (Est de la France) pour alerter sur la vulnérabilité de ces sites à une éventuelle attaque.

«Militants Greenpeace sur site. Stoppés par les gendarmes. Pas d'accès à la zone nucléaire. Pas d'impact sur la sûreté des installations», selon le compte twitter de la centrale, installée à quelques kilomètres de la frontière du Luxembourg.

Un feu d'artifice déclenché dans une centrale

Des militants de Greenpeace France sont parvenus à mener une action au sein de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle jeudi matin très tôt.

Les militants affirment pour leur part sur Twitter avoir tiré un feu d'artifice «au pied de la piscine de combustible usagé», une installation que Greenpeace ne juge pas assez protégée dans les centrales françaises.

Greenpeace déploie une banderole contre le FN

Des militants de Greenpeace ont déployé vendredi matin une banderole contre le Front national sur la tour Eiffel, affichant la devise "Liberté Egalité Fraternité", a constaté une journaliste de l'AFP.

Des piscines pointées du doigt

Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace Luxembourg, a expliqué à l'AFP que «vers 5h30, une quinzaine d'activistes se sont introduits dans le site, ont franchi les deux barrières de sécurité, pour aller au pied du bâtiment dans lequel se trouve la piscine de combustible usagé». Là, a-t-il affirmé, ils ont «tiré un feu d'artifice».

Il s'agissait, a expliqué M. Spautz, d'attirer l'attention sur la «fragilité» des bâtiments avec piscine «qui ne sont pas protégés, contrairement aux bâtiments réacteurs». Mardi, cette même organisation écologiste, en se basant sur un rapport d'experts par elle mandatés, avait affirmé que les centrales nucléaires françaises sont vulnérables à des attaques extérieures, en réclamant en particulier une meilleure sécurisation des piscines de stockage du combustible usé.

Ils pointent du doigt le fait que ces piscines, pouvant contenir plus de combustibles que les coeurs des réacteurs, ne sont pas protégées comme ces derniers par des enceintes de confinement renforcées.

Or en cas d'évaporation de l'eau, le combustible peut «s'échauffer et relâcher dans l'environnement une grande partie de sa radioactivité», selon un de ces experts. EDF avait immédiatement rejeté les accusations de Greenpeace, assurant que les centrales françaises étaient «sûres, bien surveillées et très bien protégées».

Les personnes qui se sont introduites ont été arrêtées, «et nous n'avons pas de nouvelles d'eux», a ajouté M. Spautz. (20 minutes/afp)

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