Actualisé 22.09.2018 à 19:58

FranceUn «fight club» investit la rue, la police est mal prise

Dans un quartier du Havre (nord), des jeunes organisent des combats sauvages, qu'ils diffusent en direct sur les réseaux sociaux. Les forces de l'ordre sont embarrassées.

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Un étrange happening s'est déroulé un soir de mi-septembre dans les rues du Havre. Sur un parking, des jeunes gens avaient disposé des barrières de chantier et créé ainsi un ring urbain. Equipés de gants de boxe et éclairés par les phares des voitures, les individus se sont livrés à des combats, filmés et diffusés en direct sur les réseaux sociaux. L'événement a attiré une foule de curieux et remporté un succès considérable sur internet.

Les participants à ces «free fights» l'assurent: cette rencontre se voulait tout à fait amicale et divertissante. «On est entré, on s'est battu lui et moi pour rigoler. Après, on a mangé en ville ensemble en plus», explique l'un des combattants à BFM TV. Un autre explique qu'un règlement avait été imposé au préalable et que le degré de violence était étroitement surveillé. «Il n'y avait rien de mal et tout était organisé quoi», résume-t-il.

Des témoins affirment par ailleurs que ces combats sauvages, qui rappellent le film «Fight Club» avec Brad Pitt et Edward Norton, ne faisaient l'objet d'aucun pari. Sauf dans deux cas. «Il y avait deux petits qui voulaient se bagarrer, et on a fait un pari pour voir qui gagnait», concède un jeune homme.

Ce ring improvisé a été installé à seulement 200 mètres d'un commissariat, et les forces de l'ordre ne savent pas trop comment gérer cette affaire. L'illégalité de ces combats sauvages n'est en effet pas établie. Une source judiciaire explique au site 76actu que si les violences sont consenties, «on ne peut rien faire». Il faut toutefois relever que l'organisation d'un événement sportif non déclaré est un délit passible d'une amende. Les participants et les organisateurs du fight club, qui n'ont pas été identifiés, comptent remettre ça ce samedi. «On ne laissera pas faire», assure la police, qui estime qu'il s'agit là de trouble à l'ordre public.

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