Un film belge décalé et déconnant
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Un film belge décalé et déconnant

COMEDIE – Emmené par une kyrielle d'acteurs de renom, «Dikkenek» n'a qu'une seule ambition: faire rire!

Première réalisation du Belge Olivier Hoofstadt, «Dikkenek», terme du Plat Pays qui signifie «grande gueule» est une galerie de personnages hauts en couleur mais aussi une grande claque pour nos zygomatiques. Résumer ce film ne sert à rien, tant il faut se laisser emporter par les délires sans restriction du metteur en scène. Dans ce road-movie qui nous emmène sur les routes plates de Belgique, JC, un vrai dikkenek, décide d'aider son meilleur ami Stef, à trouver l'amour d'ici à la fin de la semaine. Dès lors, leur chemin va croiser celui d'une ribambelle de personnage plus allumé les uns que les autres. A commencer par la talentueuse et future Edith Piaf sur grand écran – «La môme», sortie le 14 février –, Marion Cotillard. En institutrice dépressive, elle est tout simplement drôle. Si elle a accepté le rôle, c'est par reconnaissance envers le réalisateur qui l'avait fait tourner lorsqu'elle n'était qu'une débutante, dans son premier court métrage, en 1995. A ses côtés, la chouchou des Français, Florence Foresti, en commissaire de police et dont c'est le premier rôle au cinéma, sans oublier l'acteur fétiche de Jean-Pierre Jeunet – «Amélie Poulain» –, Dominique Pinon. Si certaines séquences sont parfois confuses, l'ensemble est irrésistible et nous permet de passer un très bon moment. Côté bonus: le making-of et quelques scènes inédites..

Olivier Delaloye

«Dikkenek», d’Olivier Van Hoofstadt, avec Marion Cotillard, Florence Foresti. Déjà disponible

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