Actualisé 03.08.2011 à 11:16

Nouvelle-Zélande

Un film disparu de Hitchcock retrouvé

Une partie de l'un des premiers films du maître du suspense, le réalisateur britannique Alfred Hitchcock, a été retrouvé en Nouvelle-Zélande.

Le film, décrit par les Archives comme «un mélodrame doté d'une atmosphère sauvage», raconte l'histoire de deux soeurs, l'une angélique et l'autre sans foi ni loi.

Le film, décrit par les Archives comme «un mélodrame doté d'une atmosphère sauvage», raconte l'histoire de deux soeurs, l'une angélique et l'autre sans foi ni loi.

Les trois premières bobines du film «The white shadow» (»L'ombre blanche»), film muet réalisé dans les années 1920, ont été retrouvées dans un amas de pellicules données aux archives dans les années 90, ont indiqué les Archives du film de Nouvelle Zélande.

Ce film muet, qui date de 1923, avait été réalisé par le Britannique Graham Cutts, mais Alfred Hitchcock y avait travaillé en tant que scénariste, décorateur, monteur et assistant au réalisateur. Il avait alors 24 ans.

Le film, décrit par les Archives comme «un mélodrame doté d'une atmosphère sauvage», raconte l'histoire de deux soeurs, l'une angélique et l'autre sans foi ni loi. L'institution pense qu'il s'agit de la seule copie conservée. Le sort des trois dernières bobines reste un mystère.

C'est une des trouvailles «les plus significatives pour les chercheurs, les critiques et les admirateurs de l'oeuvre extraordinaire d'Hitchcock», a estimé David Sterritt, président de la Société nationale américaine des critiques de films.

«Ces trois premières bobines de 'L'ombre blanche', soit plus de la moitié du film, présentent une occasion unique d'étudier ses idées narratives et visuelles alors même qu'elles prenaient forme», a-t-il ajouté.

Les films devaient être détruits

Les bobines figuraient parmi quantité de pellicules de films muets données aux archives en 1993 après la mort d'un projectionniste, Jack Murtagh, qui travaillait dans un cinéma à Hastings (île du nord) lors de la première moitié du 20e siècle.

A l'époque, les cinémas étaient supposés détruire les films à la fin de la période de diffusion mais Jack Murtagh les avaient conservés dans un abri, dans son jardin.

Les Archives oeuvrent à sauver la collection du projectionniste, très fragile car les films étaient alors fabriqués sur une pellicule à base de nitrate, extrêmement inflammable. Cette collection a déjà permis de retrouver un film de l'Américain John Ford donné pour disparu, «Upstream». (ats)

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