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VaudUn fonctionnaire s'en va pour divergences

Le chef du Service du développement territorial (SDT) vaudois, Philippe Gmür, quittera ses fonctions à la fin du mois.

Une nouvelle manière de conduire le service est nécessaire et «des divergences sont apparues», indique jeudi le Conseil d'Etat vaudois. Le départ s'est fait d'un commun accord entre le chef de service et le gouvernement. Dans son communiqué, l'exécutif souligne que le SDT est confronté à «des défis accrus et à d'importants enjeux stratégiques», comme la révision de la LAT ou la lex Weber.

No comment

Ces défis importants impliquent une nouvelle manière de conduire le SDT, affirme le Conseil d'Etat qui remercie Philippe Gmür pour ses 20 ans au service de l'Etat de Vaud. Très souvent critiqué, le SDT est passé en janvier sous la gouverne de la PLR Jacqueline de Quattro.

Le Conseil d'Etat exprime sa reconnaissance au chef de service «pour son engagement permanent pour le bien public». Il tient à ajouter qu'il forme tous ses voeux de succès pour la suite de sa carrière «qui se poursuivra en dehors de l'administration cantonale vaudoise». Le communiqué souligne enfin qu'«aucun commentaire supplémentaire ne sera fourni sur ce sujet».

Communes fâchées

Dans l'immédiat, le Conseil d'Etat a nommé Christian Exquis chef de service ad intérim. Architecte EPFL de formation, il est depuis 15 ans responsable du Groupe opérationnel des pôles au sein du SDT. Il sera appuyé par Rebecca Lyon Stanton et Florence Golaz, adjointes.

Face à la croissance démographique et économique du canton de Vaud et des forts besoins de construire qui vont de pair, le Service du développement territorial s'est souvent retrouvé sur la sellette. Accusé, en particulier par les communes, d'entraver la bonne marche des affaires, le SDT a dû affronter de sévères critiques.

Carences épinglées

Fin 2012, la Cour des comptes a épinglé des carences dans le fonctionnement du SDT, comme des délais trop longs pour le traitement des dossiers. Le service doit développer une culture de service aux communes. Il est perçu comme un vérificateur de la légalité et pas assez comme un partenaire, relevait la Cour.

Le PLR avait alors salué un rapport «confirmant» ce que le parti dénonçait depuis des mois. Placé sous l'égide de la conseillère d'Etat écologiste Béatrice Métraux, le SDT cristallisait en outre les tensions droite-gauche.

Territoire et logement dissociés

Fin 2013, avant de le transmettre à Jacqueline de Quattro, Béatrice Métraux se disait néanmoins satisfaite du travail accompli comme ministre de tutelle de l'aménagement du territoire. Lors de cette nouvelle répartition des charges au sein du gouvernement, le Service des communes et du logement restait rattaché au département Métraux, le logement étant clairement un cheval de bataille de la gauche. (ats)

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