Assassinat à Genève: Un Français écope d'une condamnation définitive
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Assassinat à GenèveUn Français écope d'une condamnation définitive

Le Tribunal fédéral (TF) confirme la condamnation pour assassinat d'un Français de quarante ans. Il avait égorgé un homme avant de mettre le feu à son appartement genevois pour tenter d'effacer toute trace.

Les faits s'étaient déroulés en janvier 2010 en ville de Genève

Ce Français était venu réclamer 900 francs à sa victime, pour un petit trafic de haschich et le ton était ensuite monté entre les deux hommes. Croyant qu'il allait être agressé, il avait sorti un poignard qu'il portait à sa ceinture.

Il avait touché sa victime à la gorge avant que celle-ci ne tombe au sol. Le meurtrier s'était ensuite acharné. L'autopsie avait révélé pas moins de quinze plaies sur le corps.

En dernière instance, le TF déboute ce père de famille, qui contestait la qualification d'assassinat. L'acharnement du meurtrier, le caractère futile du mobile et d'autres circonstances justifient une telle condamnation.

Attitude odieuse

L'acte était particulièrement odieux, relève le TF. Le Français avait laissé sa victime agoniser, avait fouillé l'appartement puis allumé deux foyers l'un sur le lit et l'autre sur le sol, près de l'endroit où gisait le corps.

Peu après les faits, l'assassin était allé chercher sa fille chez la nourrice et était rentré chez lui sans que personne ne fasse note d'une nervosité quelconque. Son épouse avait notamment déclaré qu'elle n'avait rien remarqué dans le comportement de son mari le jour en question, ni les jours suivants.

La culpabilité du recourant en tant qu'assassin est particulièrement lourde, conclut le TF. La justice genevoise n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en prononçant une peine de treize ans de réclusion. (ats)

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