Politique en France: Un Français sur deux pour le retour de DSK
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Politique en FranceUn Français sur deux pour le retour de DSK

Quelque 49% des Français sont favorables à un retour de Dominique Strauss-Kahn sur la scène politique après sa remise en liberté sur parole vendredi, contre 45% qui ne le souhaitent pas.

La proportion est nettement supérieure chez les sympathisants de gauche, avec 60% des personnes interrogées qui espèrent un retour de l'ex-patron du FMI dans la vie politique française contre 38% d'un avis contraire, selon un sondage Harris Interactive paru dimanche dans le quotidien Le Parisien. Elle l'est encore plus chez les partisans déclarés du Parti socialiste, avec 65% d'opinions favorables contre 33% qui y sont opposées.

Après François Hollande vendredi, Ségolène Royal a déclaré samedi qu'elle n'était pas hostile à un report de la date de dépôt des candidatures pour la primaire socialiste.

Aubry veut qu'on laisse «souffler» DSK

Martine Aubry a déclaré dimanche qu'elle se présenterait à la primaire socialiste pour la présidentielle française de 2012 quoi qu'il arrive, sur fond d'interrogation sur un possible retour de Dominique Strauss-Kahn. Des proches de ce dernier réitèrent eux l'hypothèse du complot contre leur champion, toujours accusé d'agression sexuelle.

Priée de dire si rien ne remettrait en cause sa candidature, elle a répondu sur France 2: «Bien sûr. Cette décision, on ne la prend pas à la légère.» «J'irai jusqu'au bout parce que les Français nous attendent», a encore déclaré l'ancienne numéro un du Parti socialiste.

Interrogée sur un possible retour de l'ancien favori des sondages, Dominique Strauss-Kahn, si les charges pesant contre lui étaient abandonnées, elle a répondu: «Dominique Strauss-Kahn aura à s'exprimer lorsqu'il le voudra, ce n'est pas à moi de m'exprimer à sa place.»

Elle a précisé que M. Strauss-Kahn ne serait pas empêché de concourir pour l'investiture socialiste, même après la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 13 juillet.

La justice américaine a levé vendredi l'assignation à résidence et la caution de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), accusé d'agression sexuelle contre une femme de chambre d'un hôtel à New York le 14 mai.

Les procureurs ont déclaré que des doutes existaient désormais sur la crédibilité de la jeune femme à l'origine des accusations de tentative de viol.

«Attentat»

Des proches de Dominique Strauss-Kahn sont eux revenus dimanche sur l'hypothèse du complot évoquant de possibles «connexions» politiques dans cette affaire, voire un «attentat» contre leur champion libéré sur parole, mais qui reste accusé d'agression sexuelle.

Le député socialiste François Loncle a évoqué l'hypothèse de «connexions» entre le groupe Accor - propriétaire français de l'hôtel Sofitel de New York où DSK est accusé d'avoir sexuellement agressé une femme de chambre le 14 mai - et «peut-être certaines officines françaises», avant ou après l'affaire.

«Tout n'est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor», a-t-il dit sur la radio France Info. «Je pense qu'il y a quelque chose qui s'est passé entre Paris et New York».

Une autre fidèle de l'ancien patron du FMI, Michèle Sabban, a parlé d'»un attentat politique», sur la radio RCJ. «Je préfère parler de piège plutôt que de complot», a également dit sur BFM-TV le député Pierre Moscovici.

Le groupe hôtelier a pour sa part nié «formellement» dimanche toute intervention de ses dirigeants dans cette affaire.

Prostitution?

Aussi rapidement qu'ils avaient condamnés DSK, plusieurs journaux américains tirent dorénavant à boulets rouges sur la femme de chambre.

Citant une source non-identifiée proche de la défense de DSK, le New York Post croit ainsi savoir qu'elle se prostituait et que Dominique Strauss-Kahn aurait refusé de la payer après leur relation sexuelle.

Une affirmation fermement démentie par la défense de DSK. «Il n'y a pas eu de dispute entre les parties parce qu'il n'a pas été question d'argent» entre la jeune femme, 32 ans, et DSK, 62 ans, affirment ses avocats américains dans un communiqué à l'AFP. (ats/ap)

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