Actualisé 18.12.2013 à 12:16

France

Un futur marié, déguisé en nazi, jugé

Un Anglais qui avait revêtu un habit nazi, dans un restaurant de Val Thorens, en France, a été jugé mardi.

de
cbx/ats

Il y a des plaisanteries que la justice n'apprécie pas. Un futur marié anglais, qui avait été incité par ses amis à revêtir un vêtement nazi, l'a appris à ses dépens, selon «Le Dauphiné libéré». Lors de son enterrement de vie de garçon, il était apparu avec cette tenue dans un restaurant de Val-Thorens, en Savoie (F), en décembre 2011. Ce n'est autre que son témoin, député et secrétaire aux Transports du Premier ministre britannique David Cameron, qui lui avait acheté ce déguisement.

Deux journalistes se trouvant dans la salle avaient relaté les faits dans la presse britannique. Les images et vidéos des faits avaient provoqué un scandale. L'association des déportés et des familles s'était portée partie civile pour dénoncer ces dérives.

Mardi, c'est en l'absence de l'accusé âgé de 36 ans que le Tribunal de police d'Albertville a étudié l'affaire. Seule une peine pécuniaire a été demandée contre le prévenu, qui avait été mis à pied après ces révélations.

Au cours de sa plaidoirie, l'avocat du prévenu, Me Michel Roubaud, a mis en avant l'absence d'intention de violer la loi. «La loi anglaise ne fait pas du port de l'uniforme nazi une infraction spécifique. On a pu le découvrir au regard du comportement du Prince Harry», photographié en uniforme nazi en 2005, a-t-il expliqué.

Pas d'idéologie

«Le comportement de mon client ne s'inscrivait pas dans un contexte idéologique, mais lui a été imposé par son témoin et ami député dans le cadre d'un enterrement de vie de garçon et dans un contexte d'alcoolisation», a-t-il ajouté.

Diplômé d'Oxford, Mark Fournier a été licencié de sa société à cause de cette «plaisanterie, inadmissible et irresponsable» et n'a pas retrouvé d'emploi depuis, a aussi expliqué Me Roubaud. Aidan Burley avait dû abandonner sa fonction de chargé de mission auprès du secrétaire aux Transports après ce scandale.

«On ne peut pas qualifier ces actes de blague de potaches», a au contraire estimé Olivier Fernex de Mongex, qui défendait l'association des déportés, internés et familles de disparus. L'association, qui s'est constituée partie civile, a réclamé 1000 euros de dommages et intérêts.

Le député n'a pas été inquiété. Il avait seulement été entendu en tant que témoin. Le jugement ne sera rendu qu'en janvier 2014.

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