Actualisé 13.03.2013 à 15:01

GenèveUn gardien de prison de Champ-Dollon témoigne

Surpopulation, tensions de plus en plus palpables au sein de la prison, un employé exprime son inquiétude.

«Je vais au casse-pipe chaque matin», tel est le cri lancé mercredi par un gardien de la prison de Champ-Dollon dans les colonnes du «Matin».

L'établissement pénitentiaire est au bord de l'explosion. Initialement prévu pour contenir 376 détenus, il en accueille aujourd'hui 791. Une situation qui crée des tensions qui jouent sur les conditions de travail des employés de la prison.

Ces derniers sont contraints d'évoluer dans un climat empoisonné par la surpopulation. Comment gérer ces 415 personnes supplémentaires? «On les entasse. Tous les lits ont été transformés en lits superposés. On pose des matelas au sol. Actuellement, une quarantaine de détenus dorment par terre», confie le gardien au quotidien orange.

Si les détenus souhaitent accéder au parloir, au téléphone, ou encore au service médical et social de la prison, ils sont soumis à un temps d'attente de plus en plus long. Pire encore: «Si vous voulez que les détenus puissent voir leur avocat ou l'aumônier dans des délais raisonnables, vous allez en chercher trois ou quatre en même temps. Alors qu'il s'agit parfois de cas psychiatriques ou dangereux!», continue l'employé de Champ-Dollon.

Et l'homme ne se veut pas rassurant. Compte tenu des conditions météorologiques actuelles, le climat est encore gérable, mais dès que le mercure remontera il va falloir tenir des détenus coincés dans des cellules bondées.

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