Polémique: Un Genevois aussi a refusé d'être touché par sa prof
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PolémiqueUn Genevois aussi a refusé d'être touché par sa prof

Après l'affaire des deux élèves musulmans bâlois qui ont refusé de serrer la main à une enseignante, un cas similaire a été découvert à Genève.

par
cht
Le cas avait été dénoncé auprès de la direction de l'école.

Le cas avait été dénoncé auprès de la direction de l'école.

photo: AFP/Illustration

La polémique n'a pas fini de faire rage. La semaine dernière, on apprenait que deux élèves musulmans bâlois avaient refusé de serrer la main à leur professeure. L'affaire avait largement défrayé la chronique. Ce dimanche, on apprend qu'un ado a également refusé tout contact avec une enseignante à Genève, révèle la RTS.

L'affaire aurait eu lieu début 2015, lors d'un cours de gym. L'ado, récemment converti à l'islam, avait refusé que la prof corrige sa posture lors d'un exercice. L'enseignante avait dénoncé le cas à la direction de l'école, qui avait convoqué l'élève et pris contact avec les parents, selon la RTS. Comme à Bâle, le jeune musulman a pu continuer ses cours, en évitant tout contact avec l'enseignante et les filles de sa classe.

Appris sur internet

Par ailleurs, les deux élèves bâlois ont été interrogés par la presse dominicale sur la fameuse poignée de main à leur prof qu'ils ont refusée. Ils ont affirmé que les obliger à cette pratique était une discrimination. «Personne ne peut nous forcer à toucher des mains», déclare l'un d'eux. Le plus âgé a aussi expliqué: «J'ai appris cette règle en regardant un prêche sur internet. Mon père me l'a ensuite confirmée.»

Ils soulignent que leur démarche n'est pas une provocation, mais leur façon de vivre leur foi. Ils rejettent également toute manipulation du Conseil central islamique suisse ou de leur père, imam. «Personne ne nous dicte quoi que ce soit», réagit l'un des deux frères.

Enfin, d'après Schweiz am Sonntag, une affaire semblable à celle des deux frères musulmans existe dans une autre école de Bâle. Mais cette fois, ce sont deux jeunes filles qui ont refusé de serrer la main de leurs professeurs masculins. Leur père fréquente la même mosquée que les deux frères.

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