Grand conseil vaudois: Un geste pour lutter contre la pauvreté
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Grand conseil vaudoisUn geste pour lutter contre la pauvreté

Le Grand Conseil vaudois est entré en matière mardi sur un paquet de mesures destinées à lutter contre la pauvreté.

Le canton de Vaud veut notamment créer de nouvelles prestations complémentaires pour les chômeurs âgés.

Le canton de Vaud veut notamment créer de nouvelles prestations complémentaires pour les chômeurs âgés.

Le canton veut créer des prestations complémentaires (PC) pour les familles de working poors et une rente-pont pour les chômeurs âgés.

Longtemps indécis, le débat a finalement tourné à l'avantage de la gauche, soutenue par l'Alliance du centre et une minorité des radicaux. La droite s'est élevée en vain contre «un habile échafaudage de Pierre-Yves Maillard». L'entrée en matière a été votée par 74 voix contre 52 et 3 abstentions. Le débat se poursuit dans l'après-midi.

La création de PC pour les familles a suscité les plus vives échanges. L'UDC, la majorité des radicaux et les libéraux unanimes ont critiqué «une extension du filet social distributeur de rentes» et un «transfert de charges inacceptable vers l'économie».

Par un exemple chiffré, le conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard a montré les limites du régime actuel de protection sociale. «C'est ce système qui dissuade les gens de travailler», a-t-il dit. Les PC familles s'inscrivent dans une politique qui vise à sortir durablement de l'aide sociale ceux qui s'y trouvent, a-t-il ajouté.

(ats)

«Cette personne, c'était mon père»

«Je connais quelqu'un qui a travaillé d'arrache- pied durant 25 ans comme indépendant», a déclaré Pierre-Yves Maillard mardi devant le Grand Conseil vaudois. Issu d'une famille de sept enfants, il avait dû se lancer dans la vie active dès 15 ans, sans formation.

Lorsque son commerce a commencé à aller moins bien, il l'a vendu et pensait retrouver du travail. «Mais à 40 ans, avec trois enfants et sans CFC, il était très difficile de retrouver un emploi. Pour nourrir ses enfants, il a dû aller demander le bouton d'or», l'ancêtre de l'aide sociale vaudoise.

«Il a reçu une aide remboursable. Il s'en est sorti ensuite et a retrouvé un emploi. Cette personne, c'était mon père», a témoigné le conseiller d'Etat, en clôture du débat d'entrée en matière sur des mesures d'aide à la réinsertion. (ats)

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