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Un gitan condamné pour arnaque aux faux billets

Un gitan établi en France a été condamné mercredi à 24 mois d'emprisonnement ferme par le Tribunal correctionnel d'Yverdon-les-Bains (VD).

En 2006, il avait tenté à plusieurs reprises d'échanger de faux euros contre des francs suisses.

L'homme a été reconnu coupable de tentative d'escroquerie. Deux complices fribourgeois écopent de 12 mois de prison, dont 6 avec sursis. Trois autres complices ont quand à eux été condamnés à des peines allant de 6 mois ferme à 4 mois avec sursis.

Le Tribunal n'a pas retenu la circonstance aggravante du métier qu'avait plaidée le Ministère public, les escroqueries n'ayant pas pu être réalisées. Le substitut du procureur s'est dit satisfait par le jugement. Les défenseurs, qui avaient plaidé l'acquittement, n'ont pas encore pris de décision quant à un éventuel recours.

Culpabilité «lourde»

Selon les juges, la culpabilité du principal condamné est «lourde». Mû «par le seul appât du gain», il «a tenté de gruger une demi-douzaine de victimes selon une méthode parfaitement mise au point».

Si les escroqueries avaient pu être consommées, le butin «aurait pu être considérable». A décharge, le jugement retient les aveux complets de l'homme, sa franchise aux débats et l'expression de regrets qui ont parus sincères.

Plusieurs tentatives

Connue sous le nom de «rip-deal», l'arnaque tentée par le condamné consiste à prendre contact avec des propriétaires d'immeubles à vendre. L'escroc leur laisse alors entendre qu'il s'intéresse à l'objet mis en vente, mais que l'affaire ne pourra être conclue qu'après une opération de change d'euros, en général contre des francs suisses.

Pour appâter ses victimes, il leur propose une forte commission sur le change. Les fausses coupures sont dissimulées entre de vrais billets de 500 euros. L'arnaque est pratiquée dans plusieurs pays européens par des escrocs domiciliés dans la banlieue parisienne.

Victimes complices

Après plusieurs tentatives infructueuses en Suisse romande, l'homme a réussi à convaincre deux de ses interlocuteurs fribourgeois de l'aider, notamment en lui fournissant des noms de vendeurs d'immeubles susceptibles d'être grugés. En échange, il leur proposait une participation aux gains réalisés.

Fin novembre 2006, l'escroc a été pris en flagrant délit par la police dans un hôtel lausannois grâce à des écoutes téléphoniques. Il tentait de finaliser l'échange de faux euros contre un million de francs suisses. (ats)

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