Japon: Un gouverneur refuse de démonter un surgénérateur
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JaponUn gouverneur refuse de démonter un surgénérateur

Le site expérimental de Monju n'a pour ainsi dire jamais fonctionné en raison de multiples avaries.

Monju est à l'arrêt depuis un incident en août 2010.

Monju est à l'arrêt depuis un incident en août 2010.

Keystone

Le gouverneur de la préfecture de Fukui, dans l'ouest du Japon, a rejeté lundi le démantèlement du surgénérateur expérimental de Monju proposé par le gouvernement. L'exécutif préfère poursuivre d'autres programmes nucléaires.

Lors d'une réunion lundi matin, en présence du ministre de l'industrie, Hiroshige Seko, l'administration centrale a exprimé sa volonté de démanteler Monju. Le site n'a pour ainsi dire jamais fonctionné en raison de multiples avaries.

«Remettre ce surgénérateur en marche prendrait au moins huit années et coûterait 540 milliards de yens (4,7 milliards de francs) supplémentaires», a expliqué le gouvernement en promettant à la région de Fukui de lui permettre d'accueillir à la place d'autres installations afin de limiter le manque à gagner économique.

Prototype

«Ces arguments sont insuffisants», a réagi le gouverneur Issei Nishikawa. Par ce refus officiel, il va retarder les plans étatiques au grand dam de l'autorité nucléaire qui réclame une solution rapide après avoir dénoncé une piètre gestion de cette installation.

Le surgénérateur (ou surrégénérateur) de Monju est une installation ancienne qui n'a quasiment jamais servi. Plus de 1000 milliards de yens y ont été engloutis depuis sa mise en chantier en 1986.

Prototype de conception déjà ancienne, censé préfigurer les réacteurs de quatrième génération, refroidi au sodium et qui utilise du combustible recyclé Mox, Monju est à l'arrêt depuis un incident en août 2010.

Il venait alors tout juste d'être remis en fonction, après 14 ans et demi d'arrêt, à la suite d'un grave accident survenu en 1995 juste après sa première activation. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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