Enlèvement de Mia - Un gros couac dans la cavale de la mère à Neuchâtel
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Enlèvement de MiaUn gros couac dans la cavale de la mère à Neuchâtel

La femme qui avait accepté d’héberger la Française de 28 ans et sa fille a changé d’avis en réalisant qu’elle se rendait complice d’un enlèvement.

À en croire les propos du procureur de Nancy (F), l’enlèvement de la jeune Mia, survenu le 13 avril au domicile de sa grand-mère dans les Vosges, était «extrêmement bien préparé». Il semble pourtant que l’étape helvétique de l’opération ne se soit pas du tout déroulée comme prévu, raconte «Le Matin Dimanche». Après avoir transité par un hôtel d’Estavayer-le-Lac (FR) – ce qui, selon le procureur fribourgeois Jean-Luc Mooser, n’était pas prévu –, Mia et sa mère ont pris un taxi direction Neuchâtel, où une logeuse les attendait. C’est là que les choses ont commencé à se corser pour la mère et sa fille.

La Neuchâteloise, chaudement recommandée par un conspirationniste français exilé en Malaisie, ne semblait pas au courant de tous les tenants et aboutissants de cette histoire. «La mère avait assez clairement expliqué à sa logeuse qu’elle n’avait plus accès à sa fille et qu’elle cherchait à fuir cette situation», explique le procureur Mooser. Or, la quadragénaire ignorait qu’elle était en train de se rendre complice d’un enlèvement. «Quand elle s’est rendu compte des ramifications de cette affaire, le vendredi, elle a dit à la jeune femme qu’elle ne pouvait pas les aider plus longtemps», poursuit le magistrat.

La Neuchâteloise a emmené Lola et Mia dans un bâtiment abritant un collectif alternatif, après avoir obtenu l’accord du propriétaire. Manque de chance pour la jeune femme, les occupants avaient été priés de vider les lieux deux semaines plus tôt, la bâtisse étant destinée à la vente. Contraintes de s’en aller, mère et fille ont finalement trouvé refuge dans un squat de Sainte-Croix (VD). «Bien que les squatteurs annoncent que personne ne peut dormir là-bas, j’ai cru comprendre que c’était quand même possible de le faire: ils accueillaient des réfugiés en transit, des sans-papiers ou fugueurs en difficultés», explique le procureur Mooser.

C’est à cet endroit-là, samedi matin, qu’a pris fin la cavale de Lola.

(joc)

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