Euro 2016: Un gros souci de répartition des stades
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Euro 2016Un gros souci de répartition des stades

L'UEFA n'a pas souhaité modifier l'endroit où se jouent les matches pour coller au tirage au sort. D'où certaines incongruités.

par
Robin Carrel
Toulouse
Certaines enceintes peinent à faire le plein au cours de la compétition.

Certaines enceintes peinent à faire le plein au cours de la compétition.

photo: Keystone/AP/Manu Fernandez

Dès le 2e jour de l'Euro, les premières questions sur une éventuelle mauvaise répartition des parties ont commencé à être posées. Il est vrai que programmer Angleterre-Russie, le match le plus à risque de la compétition, au Stade Vélodrome de Marseille n'était pas la meilleure des idées. De plus, la dernière fois que les Anglais étaient venus du côté de la cité phocéenne, ils en étaient venus aux mains avec de nombreux Tunisiens des quartiers nord de la ville. Un Britannique avait alors eu la mauvaise idée de brûler un drapeau de ce pays devant des caméras de TV...

D'autres programmations ont forcément posé question. Les Islandais, venus d'un pays de 330'000 habitants, soit autant que la simple ville de Nice, sans la banlieue, se sont retrouvés dans des enceintes bien trop grandes pour eux. A Saint-Etienne (42'000 sièges) contre le Portugal, ça allait. A Marseille contre la Hongrie, il a fallu plus de 30'000 supporters venus de l'Est pour remplir à peu près l'enceinte des rives de la Méditerranée.

80'000 places pour 8000 Islandais

Mercredi, ce sont les 80'000 places du Stade de France, face à l'Autriche qui plus est, qu'il va falloir garnir. Une arène dyonisienne qui n'avait de loin pas fait stade comble pour la partie pourtant très attendue entre l'Allemagne et la Pologne. La veille, Ukrainiens et Polonais devront débarquer en nombre pour que le stade de Marseille et ses 67'000 sièges n'aient pas l'air trop creux.

«Nous avons pris la décision de ne pas changer le calendrier, parce que nous n'en voyions pas la raison», a expliqué Martin Kallen, directeur général de la compétition, il y a quelques jours. «Le principe est de ne pas changer le calendrier et de le respecter au nom de l'équité sportive», avait quant à elle expliqué à l'AFP une source à l'UEFA le week-end dernier.

«Bien sûr, il faudra débriefer tout ce qui s'est passé en vue du prochain championnat d'Europe. Nous n'avions pas anticipé les débordements intervenus à Marseille, même s'ils n'ont pas été aussi importants que ce qui en a été dit», a ensuite osé Kallen. Le prochain championnat d'Europe se déroulera en effet dans 13 villes différentes à travers l'Europe. Soit autant de pays différents à coordonner, alors que la France seule n'a pas réussi à faire les choses convenablement...

Plus de stewards

Comme seule réponse aux violences qui ont émaillé les premiers tours de la compétition, l'UEFA a «engagé» plus de stewards, même si «le marché de la sécurité, en France, est asséché», a enchaîné Kallen. A Toulouse, lundi, la venue de la Russie a demandé un immense déploiement de forces de police en ville et autour du stade. Mais de ce qu'on a pu constater sur place, il y avait bien plus d'amour que de guerre entre supporters russes et du Pays de Galles.

Pendant ce temps-là, l'UEFA a continué à «sévir» contre les supporters ayant créé des troubles à l'intérieur (et sévi exclusivement sur ce qu'il s'est passé à l'intérieur...) des stades. Ainsi, la Croatie a reçu lundi une amende de 100'000 euros et la Russie avait été punie de 150'000 euros quelques jours plus tôt. Hongrois, Portugais et même Belges attendent encore de savoir à quelle hauteur ils seront réprimandés. Ca ne sera de toute façon pas bien méchant.

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