Actualisé 04.05.2020 à 14:45

Genève

Un groupe d’experts high-techs rejoint la police

A l’aide d’outils de pointe, une nouvelle équipe aide les enquêteurs à résoudre des cas d’accidents graves.

de
Lucie Fehlbaum
Les outils du Groupe audio-visuel sont à la pointe de la technologie. 
Les outils du Groupe audio-visuel sont à la pointe de la technologie. Police GE

Bienvenue chez les experts. Mais bien loin des palmiers et des casinos des séries américaines, c’est à Genève qu’une équipe de pointe s’est formée courant 2019. Son but : analyser des traces et modéliser un accident, notamment la trajectoire des voitures. Le groupe audio-visuel accident (GAVA) intervient seulement si un automobiliste est blessé. « Il a été formé l’an passé à la suite d’un sinistre qui a nécessité une longue enquête, révèle Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police. Il effectue ses relevés sur tous les accidents graves et fournit aux enquêteurs des plans et des scènes 3D. » Un budget mis à disposition dans le cadre de la loi sur la modernisation de la police a permis d’investir dans des outils high-techs, comme un scanner 3D (lire encadré).

Trois responsables encadrent le groupe, mais une équipe, rattachée à la Brigade routière et formée aux techniques ad hoc, renforce le GAVA. « Les moyens évoluent encore mais ils possèdent pour le moment des scanners laser 3D, du matériel photo, un tachéomètre et des outils pour la réalité virtuelle », détaille Jean-Philippe Brandt. Les experts investiguent les traces physiques et numériques et rendent un rapport aux enquêteurs. Les investigations démarrées en 2019 n’ont pas encore abouti, mais ce nouvel atout a déjà permis d’apporter des réponses. Par ailleurs, le groupe met ses compétences à destination de toute la police, y compris sur des scènes de crime et des incendies.

D’autres cantons suisses ont monté des équipes similaires. « Ils se rencontrent une fois par an pour échanger sur les techniques et le matériel. Le nôtre a d’ailleurs été recommandé par les autres sections cantonales », indique le porte-parole. Des formations continues, en Suisse ou à l’étranger, dispensées par des experts, et la poursuite des enquêtes sont au menu pour 2020.

Immersions 3D

Le scanner 3D est un appareil de relevé par laser, fonctionnant à 360°. « Il créé un nuage de point permettant ainsi la conservation en 3D et à l'échelle d'une scène », explique le porte-parole de la police, Jean-Philippe Brandt. Après traitement du nuage, une visualisation en 3D permet de retrouver la scène tel qu'elle était au moment de l'événement et à l'échelle. La réalité virtuelle permet à l'enquêteur, via des lunettes 3D, « de s'immerger pleinement dans son affaire », de vérifier des angles de vue et de mesurer les traces. La brigade de police technique et scientifique utilise également ces logiciels pour établir une trajectoire balistique ou le point d’origine de gouttelettes de sang.

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12 commentaires
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Gag

12.05.2020 à 11:48

Plus efficace avec des contrôles routiers en vérifiant si les étrangers on leur permis à point au lieu de rien faire et laisser les gens sous retrait conduire en toute impunité. Ils agissent uniquement après des drames ou des accidents , la plupart du temps ils font aucun contrôle.

cacher la merde au chat

06.05.2020 à 10:35

voilà encore une unité inutile. ferai mieux de créé un groupe,contre les pédophiles politiques et autres protégé des corrompus !

Parfait

05.05.2020 à 07:59

Sur la photo, on voit qu'ils ont pu tester ces nouveaux outils sur les bons véhicules...