Birmanie: Un groupe rebelle claque la porte des négociations
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BirmanieUn groupe rebelle claque la porte des négociations

Les représentants de l'Armée unie de l'Etat Wa ont quitté les pourparlers de paix organisés Aung San Suu Kyi. Un «malentendu» selon les organisateurs.

Aung San Suu Kyi, entourée des cadres de l'Armée unie de l'Etat Wa, en juillet 2016.

Aung San Suu Kyi, entourée des cadres de l'Armée unie de l'Etat Wa, en juillet 2016.

photo: Keystone

Le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi avait promis mercredi de transformer la Birmanie en Etat fédéral, une fois la paix signée avec les rébellions ethniques du pays. Or, jeudi, les cadres de l'Armée unie de l'Etat Wa (UWSA) ont décidé de claquer la porte au processus de paix. Les organisateurs ont tenté de minimiser cette sortie en plaidant un «malentendu».

Des badges de simples observateurs

Le groupe de représentants Wa s'est vu remettre mercredi, au début des pourparlers, des badges de simples observateurs, ne les autorisant pas à prendre la parole. «C'est un malentendu. Nous allons aller les retrouver s'ils sont toujours là», a dit à la presse Khin Zaw Oo, représentant du gouvernement aux pourparlers organisés à Naypyidaw, la capitale administrative birmane.

L'UWSA a interrompu en 1989 la lutte armée contre la junte alors au pouvoir en échange du contrôle d'une partie du territoire à la frontière avec la Chine, réputé pour le trafic de drogues.

Une armée de 25'000 hommes

Le groupe, qui a des liens culturels forts avec la Chine, a toutefois conservé son armée permanente de 20'000 à 25'000 hommes. Il avait accepté de se joindre aux pourparlers de paix nationaux suite à une rencontre fin juillet avec Aung San Suu Kyi.

Malgré les appels à la paix d'Aung San Suu Kyi, qui a évoqué l'idée d'un fédéralisme qui donnerait plus de pouvoirs aux régions, les combats se poursuivent entre plusieurs groupes et l'armée, notamment dans les régions Kachin (nord) et Shan (est).

Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie, où vivent plus de 130 ethnies différentes, est confrontée à des soulèvements de groupes qui réclament plus d'autonomie. Dans plusieurs régions frontalières, des combats meurtriers opposent l'armée et ces groupes. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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