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Football - Super LeagueUn habitué revient en mission à Sion

Didier Tholot a une nouvelle fois été intronisé à la tête du FC Sion. Cette pige est le troisième mandat confié au Français.

par
Marc Fragnière
Martigny

Lors de son dernier passage, en 2009-2010, l'ancien attaquant avait mené à bien deux opérations commando: remporter la Coupe et assurer le maintien du club valaisan dans l'élite. Ironie de l'histoire, c'est précisément ce que l'on attendra de lui, en 2015.

«Je viens pour remplir une mission: maintenir le FC Sion en première division helvétique. J'ai signé jusqu'à la fin de la saison et je suis là pour sauver le club. Je sais que la Coupe est très importante en Valais, mais aujourd'hui, on va un peu la mettre de côté. La priorité, c'est le maintien, car il y a notamment des emplois en jeu. Le FC Sion fait vivre des gens, c'est cela que l'on doit prioritairement protéger», précise d'un ton décidé le nouveau coach.

Pour réussir son défi, le Français disposera de nouvelles recrues. Combien seront-elles? Quels sont les joueurs ciblés? Pour l'heure, Tholot reste volontairement flou: «J'ai une idée très précise de ce que je veux faire. On va s'atteler au dossier recrutement avec le président. Si on engage de nouveaux joueurs, ce ne sera pas pour faire comme tout le monde, mais bien pour se renforcer. Les nouveaux venus devront combler les manques constatés et apporter un plus à l'équipe», étaye-t-il toutefois.

Ancré dans ses convictions, l'entraîneur se cherche des ­alliés sûrs. Dans l'équipe, où les tricheurs seront vite écartés, et dans le public: «Je suis conscient que certains fans sont en grève à Tourbillon. Je leur demande de faire une trêve ces quatre prochains mois. On a besoin de tout le monde derrière nous. Leur soutien peut nous valoir des points». Le message est transmis.

Tout s'est passé très rapidement

Adjoint de Claude Makelele à Bastia, Didier Tholot n'a pas souhaité poursuivre l'aventure corse après le licenciement de son complice, le 3 novembre. Il n'a pas répondu aux sollicitations des dirigeants bastiais, qui voulaient le voir continuer l'aventure: «On a définitivement scellé l'affaire lundi. Après, c'est une question de timing. J'ai toujours gardé le contact avec Christian Constantin. Il cherchait un coach et j'étais libre.» Tout simplement.

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