Piratage de Twitter: Un hacker condamné à du sursis
Actualisé

Piratage de TwitterUn hacker condamné à du sursis

Un pirate informatique français accusé d'avoir infiltré le réseau social Twitter, a été condamné jeudi à cinq mois de prison avec sursis.

Un Français avait notamment tenté de pirater le compte Twitter de Barack Obama. Mal lui en a pris. Agé de 23 ans, l'accusé a accueilli le jugement avec le sourire, se disant «soulagé». A la sortie du tribunal de Clermond-Ferrand, ses parents, entourés de leurs cinq autres enfants, ont eux aussi estimé que c'était «une bonne nouvelle» et que leur fils ne ferait pas appel.

Auparavant, le jeune homme s'était défendu d'être un «hacker», un pirate informatique. «Je n'ai rien détruit, j'aurais pu le faire, mais je ne l'ai pas fait. Ce n'est pas mon éthique», a-t-il expliqué. Il a ajouté qu'il voulait juste montrer que «le maillon faible n'est pas la machine mais l'humain».

«Je l'ai fait dans un but préventif, pas dans le but de nuire... C'était pour sensibiliser les internautes» sur le choix de leurs mots de passe», a-t-il encore dit.

Pour l'avocat de la défense, Me Jean-François Canis, cette affaire a surtout été «profitable à Twitter», qui a depuis mis au point de nouvelles procédures de sécurité. «Grâce à mon client, ce réseau social est plus fiable qu'auparavant et ses utilisateurs mieux protégés», a-t-il dit.

Somme toute, a-t-il conclu, «la démarche est assez morale» de la part d'»un gentil garçon, discret, qui a fait sa vie autour de l'informatique et qui a plus d'amis virtuels que réels».

Pirate autodidacte

Le jeune pirate, qui s'est présenté comme un «autodidacte», a raconté à la cour s'être introduit dans les comptes des administrateurs de Twitter au moment où il avait pensé s'inscrire sur le réseau social.

Ainsi, «Hacker-Croll» était parvenu à découvrir les mots de passe des comptes ouverts par leurs collaborateurs, au nom du président américain ou de la chanteuse Britney Spears, en les devinant par la consultation des réseaux sociaux, où apparaissent par exemple dates de naissance ou noms des enfants, un grand classique des mots de passe.

Interpellé le 24 mars au terme d'une enquête franco-américaine, le jeune homme avait été relâché peu après. Récemment embauché par une société d'informatique, il effectue à présent «de la surveillance de marques».

(ats/afp)

Ton opinion