Égypte: Un haut dirigeant des Frères musulmans écope de la perpétuité
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ÉgypteUn haut dirigeant des Frères musulmans écope de la perpétuité

Mahmoud Ezzat, guide suprême par intérim de l’organisation islamiste, a été condamné, jeudi au Caire, à la prison à vie.

En 2015, Mahmoud Ezzat (photographié ici en 2010) avait déjà été condamné par contumace pour l’assassinat de militaires et représentants de l’État égyptien.

En 2015, Mahmoud Ezzat (photographié ici en 2010) avait déjà été condamné par contumace pour l’assassinat de militaires et représentants de l’État égyptien.

REUTERS

Le guide suprême par intérim de la confrérie des Frères musulmans, Mahmoud Ezzat, a été condamné jeudi à la perpétuité par la Cour pénale du Caire, a indiqué une source judiciaire.

Arrêté en août au Caire après sept ans de cavale, Mahmoud Ezzat a été condamné dans le cadre d’un nouveau procès, notamment pour «incitation au meurtre» et pour avoir «fourni des armes» à des manifestants devant le siège de la confrérie en 2013, a-t-on ajouté de même source.

Emprisonné sous Nasser, Sadate et Moubarak

En 2015, Mahmoud Ezzat, aujourd’hui âgé de 76 ans, avait déjà été condamné par contumace à perpétuité mais aussi à mort, pour l’assassinat de militaires et représentants de l’État, dont l’ancien procureur général Hicham Barakat.

Membre des Frères musulmans depuis les années 1960, Mahmoud Ezzat a été emprisonné sous les présidents Nasser, Sadate et Moubarak.

Considérée comme une organisation terroriste en Égypte depuis l’été 2013, la confrérie des Frères musulmans est aujourd’hui quasi anéantie.

Rayés du paysage politique

Fondée en 1928, la confrérie s’est établie dès le milieu du XXe siècle comme le principal mouvement d’opposition en Égypte. Mais les Frères musulmans ont été rayés du paysage politique en 2013, après le bref mandat d’un an de l’un des leurs, Mohamed Morsi.

Premier président élu démocratiquement après la révolte populaire de 2011, Mohamed Morsi a été destitué en 2013 par l’armée, alors dirigée par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi – devenu depuis président – à la faveur de manifestations de masse.

Des centaines de ses partisans ont été tués en une seule journée, en août 2013, lors de manifestations au Caire. Des milliers d’autres ont été emprisonnés, des dizaines exécutés et d’autres ont fui à l’étranger. Mohamed Morsi lui-même est décédé en plein procès en juin 2019.

(AFP)

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1 commentaire
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Silence

09.04.2021, 08:33

Ah , bon , au fait comment va m. Tarik Ramadan, dont on a plus aucunes nouvelles de son inculpation . ? L'affaire va-t-elle être étouffée comme à Genève avec les collégiennes ?