Cour d'assises de Neuchâtel: Un homme accusé du vol de dizaines de véhicules
Actualisé

Cour d'assises de NeuchâtelUn homme accusé du vol de dizaines de véhicules

La Cour d'assises de Neuchâtel a entamé mercredi le procès d'un homme de 32 ans accusé du vol d'une cinquantaine de voitures.

L'accusé reconnaît les charges pesant contre lui mais conteste tout lien avec une organisation criminelle.

Selon le dossier d'accusation, les véhicules volés- principalement dans des garages - ont été écoulés en Serbie dans le cadre d'un trafic international. Les faits incriminés se sont produits entre 2003 et 2006.

Lors de son interrogatoire, le prévenu a déclaré qu'il avait été victime d'un chantage de la part de ressortissants «slaves». Ceux-ci réclamaient régulièrement de l'argent à l'accusé sous la menace de révéler à la police un premier vol de véhicule.

Sous la contrainte

Selon l'accusé, la menace de dénonciation l'a contraint à poursuivre son activité délictueuse. De son côté, le président de la Cour d'assises a manifesté son scepticisme en regard des affirmations pas toujours cohérentes du prévenu pour accréditer la thèse du chantage.

L'accusé a également invoqué la pression exercée par les «Slaves» pour justifier une tentative manquée de hold-up dans un centre commercial, en octobre 2004 à Boudry (NE). La gérante s'était défendue et avait provoqué la fuite de ses agresseurs, qui voulaient lui soustraire les clés de l'établissement.

Autres préventions

Le prévenu est également accusé de braquage de kiosques et d'escroquerie à l'assurance. L'arrêt de renvoi mentionne aussi le délit de corruption passive. Il y a deux ans, un agent de la police cantonale avait été condamné à deux ans de réclusion dans le cadre de cette affaire, pour avoir fourni des renseignements au prévenu.

En détention préventive depuis 2006, l'accusé a répondu de ses actes devant la Cour d'assises en compagnie d'un co-accusé. Ce dernier, qui comparaissait libre, a joué un rôle complice dans l'affaire du centre commercial, l'escroquerie à l'assurance et le braquage d'un kiosque.

Verdict jeudi

L'audience devait se poursuivre dans l'après-midi avec la fin des interrogatoires, l'audition des témoins et le réquisitoire. Les plaidoiries et le verdict devraient intervenir jeudi. Le principal accusé risque une peine d'au moins cinq ans de réclusion. (ats)

Ton opinion