26.08.2020 à 13:08

SoleureUn homme condamné à dix ans de prison pour meurtre

Un quinquagénaire a été condamné à l’emprisonnement à Soleure pour meurtre. Le Suisse avait tué son gendre de deux coups de feu en 2017.

Le procureur a exigé une peine de prison de 16 ans et six mois pour meurtre et mise en danger de la vie.

Le procureur a exigé une peine de prison de 16 ans et six mois pour meurtre et mise en danger de la vie.

Keystone

Un homme de 57 ans écope de 10 ans de prison pour avoir assassiné son beau-fils en février 2017 à Gerlafingen (SO). Le prévenu a abattu sa victime de deux coups de feu au domicile de sa fille et de son mari qui venaient de se disputer.

L’accusé a agi «sans le moindre scrupule», a souligné à Soleure le Tribunal de district de Bucheggberg-Wasseramt lors de l’énoncé du jugement. Originaire de Macédoine du Nord, l’homme de nationalité suisse a commis son acte en restant impassible, décrit la Cour. Ses aveux, ses regrets et le fait qu’il ait averti lui-même la police lui permettent toutefois d’écoper d’une peine relativement clémente.

Le 20 février 2017, une dispute éclate au sein du jeune couple, le beau-fils souhaitant quitter son épouse. L’accusé se rend alors à leur domicile avec un pistolet. Arrivé sur place, il tire un premier coup de feu à bout portant sur son beau-fils. Il en tire un second alors que la victime gît déjà au sol, inconscient. Le beau-fils meurt à l’hôpital quelques heures plus tard.

Crime d’honneur

Estimant qu’il s’agissait d’un crime d’honneur, la procureure avait requis 16 ans et demi de prison contre l’accusé pour l’assassinat de son beau-fils et une mise en danger de la vie de sa fille en raison des coups de feu. Le tribunal n’est pas allé aussi loin. Il a notamment estimé que le prévenu était persuadé qu’il ne blesserait pas sa fille au passage.

L’avocat du quinquagénaire réclamait, lui, une peine limitée à 4 ans de prison pour meurtre passionnel, estimant que son client n’avait pas eu l’intention de tuer sa victime. Selon la défense, le beau-fils aurait menacé son épouse de mort. Le père de celle-ci serait alors venu sur place et aurait fait feu en plein affect par peur que son beau-fils ne tue sa fille. Cette version n’a pas convaincu la Cour.

(ATS/NXP)

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