France - Un homme de 26 ans tué par balles à Marseille
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FranceUn homme de 26 ans tué par balles à Marseille

Les faits se sont déroulés vendredi soir dans un quartier nord de la ville considéré comme un haut lieu du trafic de stupéfiants.

La cité des Oliviers dans le 13e arrondissement, est connue pour le trafic de drogues qui s’y déroule. La police y effectue régulièrement des descentes, comme ici en mars 2020. 

La cité des Oliviers dans le 13e arrondissement, est connue pour le trafic de drogues qui s’y déroule. La police y effectue régulièrement des descentes, comme ici en mars 2020.

AFP

Un homme de 26 ans a été tué par balles dans le courant de la nuit de vendredi à samedi, dans une cité des quartiers nord de Marseille considérée comme un haut lieu du trafic de stupéfiants, a-t-on appris samedi de source policière.

Les faits se sont déroulés vers 23H30, cité des Oliviers, dans le 13e arrondissement. Appelés par des riverains, les policiers ont découvert le corps d’un homme recouvert d’un drap autour duquel se trouvaient une cinquantaine de personnes, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de La Provence.

La victime, âgée de 26 ans, gisait devant l’entrée de son domicile. Son corps présentait plusieurs impacts de balles, notamment à la tête et à l’abdomen, et plus d’une dizaine d’étuis de calibre 9 mm ont été découverts au sol.

Tirs ciblés

Les policiers ont débuté une enquête de voisinage pour trouver d’éventuels témoins de l’agression. «Il s’agit de tirs ciblés», a indiqué la police, jugeant toutefois prématuré de parler de règlement de compte, la victime étant connue pour des délits n’ayant aucun lien avec le trafic de stupéfiants. La brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille a été saisie de l’enquête par le parquet de Marseille.

Les Bouches-du-Rhône et Marseille en particulier connaissent, depuis le début de l’été, une flambée de violence et cet homicide porte à huit le nombre de personnes tuées depuis le 25 juin (sur 15 depuis le début de l’année), la plupart liées au trafic de stupéfiants.

Cette bouffée de violence n’est cependant pas «inédite», pour le directeur de la zone sud de la police judiciaire, Eric Arella, selon qui, la «tendance (...) n’est pas sur une explosion». Sur la période 2010-2016, nous étions sur une moyenne de deux règlements de comptes par mois, nous somme passés à une moyenne d’un par mois depuis 2017, loin du pic de 2016 et ses 29 morts, le sommet depuis 30 ans, avait précisé à l’AFP le policier, début juillet.

«Il faut prendre du recul, sur un temps long, nous n’assistons pas à quelque chose d’inhabituel», avait également insisté la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri en évoquant «un phénomène de focalisation médiatique».

(AFP)

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