Actualisé 28.04.2017 à 13:51

Océan indienUn homme tire sur deux policiers à La Réunion

Un homme soupçonné de radicalisation a blessé par balles deux policiers lors d'une interpellation, sur l'île française. La section antiterroriste a été saisie.

L'homme a été maîtrisé et arrêté par les forces de l'ordre.

L'homme a été maîtrisé et arrêté par les forces de l'ordre.

AFP

Deux policiers ont été légèrement blessés jeudi matin à La Réunion par un homme «soupçonné de radicalisation» islamiste, qui leur a tiré dessus lors de son interpellation, a annoncé la préfecture de cette île française de l'océan indien.

«L'homme a refusé de se rendre et a tiré au fusil sur les forces de l'ordre», a précisé la préfecture. Les policiers ont «riposté» et «maîtrisé l'assaillant», un homme d'une vingtaine d'années qualifié de «dangereux» et qui «se serait converti assez récemment à l'islam».

Les jours des policiers et de l'assaillant ne sont pas en danger. Les policiers agissaient dans le cadre d'une procédure pour apologie du terrorisme.

Nombreuses armes saisies

L'agresseur vivait avec sa mère, elle aussi placée en garde à vue. «De nombreuses armes et divers éléments permettant la confection de cocktails Molotov ont été saisis», ont affirmé dans un communiqué commun les ministres de l'Intérieur Matthias Fekl et des Outre-mer Erika Bareigts.

«C'est quelqu'un de très discret, qui ne fréquentait pas grand monde et qui n'a jamais fait d'histoire», a témoigné une voisine de l'assaillant. «On a bien vu qu'il s'était laissé pousser la barbe depuis quelques temps, mais on n'y a pas prêté attention plus que ça», a aussi confié un jeune homme.

Danger «sur tout le territoire»

Une filière djihadiste avait été démantelée à La Réunion en juin 2015, la première dans un territoire français d'outre-mer. Elle était dirigée par un prédicateur salafiste présumé de 21 ans surnommé «l'Egyptien». Il a été interpellé en juin 2015 et transféré à Paris, où il a été mis en examen et incarcéré.

Selon les chiffres de la préfecture de La Réunion, une centaine de personnes sont soupçonnées de radicalisation dans l'île. «Cet acte délibéré montre que les policiers sont en danger sur l'ensemble du territoire national et non sur seulement quelques zones comme voudraient le faire croire certains magistrats», a réagi dans un communiqué un syndicat de police.

Un hommage national a été rendu mardi au policier tué la semaine dernière dans un attentat djihadiste sur les Champs-Elysées, à Paris, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). (nxp/afp)

(NewsXpress)

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